Un texte triste mais significatif (André Markowicz)
Un petit bonheur, au vol

Vies parallèles et simultanées (désir de)

 

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Cette semaine il me faudrait pas moins de cinq vies simultanées.

  • L'une pour veiller sur ma mère qui s'approche de la fin de sa vie - peut-être que l'hôpital, s'ils trouvent quelque chose de précis lui offrira un sursis, mais le fait est - ;

  • La deuxième pour accomplir comme il se doit mon travail à la librairie ;
  • La troisième en bordure de celui-ci afin de préparer comme je le souhaite la rencontre de samedi avec Claude Pujade-Renaud ;
  • La quatrième pour poursuivre mes entraînements, hélas bien réduits par la saison et les derniers développements ;
  • La cinquième pour poursuivre mon travail et mes activités personnelles, par exemple en assistant à la BNF à un colloque intéressant et bien sûr en écrivant.

Le dernier temps personnel aura été lundi soir, alors que j'attendais des nouvelles de l'hospitalisée, trop soucieuse pour travailler, passé à regarder d'un œil des documentaires sur une chaîne youtube, passablement en monoforme mais pas si mal filmés du moins pour l'un d'eux, me changeant les idées avec des morceaux de vie pour partie simulés. Le prochain avec un peu de chance sera dimanche soir, après un temps à l'hôpital et la demi-journée de travail. 

La suite n'est qu'un vaste point d'interrogation, fors pour le boulot salarié qu'il faudra coûte que coûte assurer. Indépendamment de la marche enrayée du monde, nous voilà repartis dans du "au jour le jour", suspendus une fois de plus à l'évolution d'une situation et contraints à assurer sur les autres fronts ; les chagrins premiers objets de cette compression, ce qui est sans doute le seul avantage de ce type de périodes : il faut faire face. L'action requise et les déplacements laissent peu de place aux états d'âme. 

Mode all-day-life warrior on.

PS : Et dans les moment où tu sens tes forces fléchir, la seule pensée de Patrick Pelloux sa force le 16 janvier 2015 combien malgré ce qu'il venait d'encaisser il avait su parler de ses amis assassinés redonne un courage pour persévérer. Et le beau livre de Catherine Meurisse. Et le Camille mon envolée de Sophie Daull. Pour leur faire honneur il devient hors de question de se laisser abattre avec nos propres chagrins. 

 

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