L'états des urgences
Entrevoir une possibilité de retour à la vie (presque) normale

samedi 26 novembre 2016


    Comme souvent de l'élément le plus marquant de la journée je n'ai aucune photo : j'étais en plein dans l'action puisque j'effectuais la modération et donc voilà. 

Les personnes présentes semblaient satisfaites, pas mal de lecteurs avaient lus certains des livres et il y eu, de leur part, de belles questions.

Je me souviendrai surtout du retour en taxi, du petit dîner, du Chinotto retrouvé, de cette histoire marrante :

soit deux écrivains qui se lancent dans un ouvrage à quatre mains pour croquer à l'ironie les mœurs universitaires de leur temps. Eux-mêmes participant non loin de Paris, du biotope saisi situent par précaution leur action dans une fac de taille moyenne du sud de la France où ils ne connaissent strictement personne. Trente ou quarante ans plus tard une jeune femme, elle aussi habitant l'Île de France entreprend une thèse dont le sujet est le travail de l'un des deux écrivains. La vie fait que la thèse est repoussée d'une ou deux années, tandis que le directeur de thèse obtient un poste ... dans cette université du sud. Ou, quelques temps plus tard, ce qui fait maintenant, la thèse sera soutenue.
Imaginer la tête de quelque doyen qui aura eu la curiosité de lire parmi les titres cités celui-là en particulier et se creusera les méninges pour savoir qui de ses anciens collègues était le doyen à la sexualité abusive et conquérante (entre autre), alors que sa fac n'avait été choisie que parce que précisément aucun recoupement n'était possible, me fait rire. 

Je me souviendrai que c'était le jour de la mort de Fidel Castro ce qui, même si ce type était un dictateur et un assassin des plus habiles (1), n'est pas rien. L'histoire de la Granma et de la Sierra Madre, quand même c'était beau.
Ça s'est gâté après.

Je me souviendrai d'une citation de Stevenson qui disait quelque chose comme Les enfants de parents très amoureux sont des orphelins. (rien à voir avec Fidel C., du moins a priori)

Je me souviendrai que l'homme avait dit que ma mère avait enfin (re)mangé. Ouf. Et que l'une de ses amies était venue à l'hôpital ... pour tout critiquer. Je commençais pour ma part à trouver le temps long sans explications d'aucun médecin.

Je me souviendrai qu'il y avait un recount des élections USAméricaines du moins dans certains états tels que le Wisconsin. C'est le fiston qui m'en avait parlé.
Notre fille était à Londres pour quelques jours, profitant de pouvoir s'y rendre avec facilité avant que le brexit n'entre en vigueur.

Je me souviendrai que j'était très consciente d'avoir un peu tout mis sous le boisseau le temps de préparer mon intervention et que ça risquait fort de me sauter au nez à présent qu'il n'y avait plus cet élan pour me protéger de la violence de la mort qui rôdait et des temps alarmants.

 

 

 

 

 

(1) Personne ne peut l'accuser de la mort du Che. Et pourtant ...

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