"L'alternative est cruciale pour la démocratie"
L'états des urgences

Petite collection de micro-dysfonctionnements

    Cette semaine est pour moi de course contre la montre permanente et il faudra tenir le rythme jusqu'au dimanche soir, pas le choix. Il y avait déjà un emploi du temps chargé et des visites à l'hôpital sont venues le compresser, jointes à l'énergie que l'inquiétude engloutit. Il s'agit de grand âge, c'est tout sauf une surprise, mais voilà c'est maintenant. 

De ce fait je me demande si la petite collection de micro-dysfonctionnements observés (et subis) ces jours-ci sont une agrégation de période "tout tombe mal" ou une simple attention renforcée de ma part, alors qu'à l'ordinaire je ne m'en préoccupe guère.

Ce qui m'aurait soucié est quand même l'arrêt soudain des trains mercredi peu avant 14h gare Satin Lazare. Tout semblait bloqué fors certaines grandes lignes. J'ai cru à un ennui général d'alimentation ou à une alerte liée à des risques d'attentats. Grâce à quelques internautes j'ai su plus tard qu'il s'agissait d'une grève immédiate après l'agression d'un conducteur. Le tissus de transports en commun est suffisamment serré pour permettre sur certaines destination des solutions alternatives, il n'empêche qu'en ce qui me concerne, ça avait compliqué une journée qui déjà l'était.

En revanche aurai-je prêté attention plus qu'à l'instant où ils survenaient, aux autres dysfonctionnements, de la jeune femme du vestiaire à la Grande Bibli qui s'apprête à me rendre le manteau d'un autre, puis peine à retrouver le bon lorsque je lui signale l'erreur (1), à la fausse blonde qui à l'entrée du même lieu le lendemain, filtrait la file d'attente en donnant la priorité à la file non prioritaire (2), en passant par celui qui au départ du train à Satin Lazare met à sonner, semble OK pour que l'on puisse entrer (un homme arrivait en même temps que moi) au premier wagon et nous ferme la porte au nez, au sens littéral. Ce qui aurait pu avoir des conséquences fâcheuses si un jeune homme à l'intérieur ne s'était pas joint à nos efforts pour nous dégager (côté quai). Pourquoi ne nous a-t-il pas fait signe Trop tard, non, si tel était le cas ? ; en passant aussi par d'autres bricoles insignifiantes - des SMS qui se perdent dans les limbes, par exemple -, si ce n'était par phénomène d'accumulation.

Une pensée enfantine pourrait me laisser croire que c'est une façon qu'a la vie de me dire, ne te hâte donc pas tant, c'est inutile. Ce n'est en rien toi qui choisis le tempo. D'autant que la mort à l'approche est l'un des paramètres et qu'il est, a toujours été, souverain.

Mais je crois que c'est la situation qui me contraignant à ré-endosser le vêtement de la parisienne pressée-stressée que je fus quand j'étais employée à l'"Usine" et mes enfants petits, me rend à nouveau sensible aux foirages chronophages du quotidien.

 

 

(1) Curieux la réaction de certaines personnes dans certaines fonctions [elles ne sont peut-être pas ainsi dans leur vie réelle] de douter du client ou de l'usager lorsqu'on leur signale une méprise indubitable (dans l'exemple : je SAIS mieux qu'elle quel est mon manteau) 

(2) Une seule de ses collègues a semblé tiquer, qu'elle a renvoyé dans ses buts, des personnes qui attendaient comme moi commençaient à protester, j'étais trop pressée pour m'en mêler. Mais c'était bizarre. À quoi sert d'instaurer une file avec priorité si c'est pour la faire attendre davantage que la file neutre ?

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