Petite collection de micro-dysfonctionnements
samedi 26 novembre 2016

L'états des urgences

 

    À l'heure où tant de politiciens promettent de diminuer les dépenses publiques alors que c'est de davantage de solidarité et de soins que nous aurions (tous) besoin, et que ce qui n'est pas du domaine marchand ne peut être rentable que difficilement, l'état des urgences hospitalières semble assez inquiétant. 

Nous hésitons tous à nous y rendre, dans certains cas c'est incontournable, sans parler des conséquences de certains dysfonctionnements qui nous renvoient vers elles (1). 

Lundi se fut notre tour, ma mère était en danger, non vital immédiat (elle respirait sans problèmes) mais au bord de la perte de conscience par état général de grand affaiblissement. Elle était accompagnée, ce qui a beaucoup aidé. Il n'empêche que l'attente a duré de 14h30 à 20h30. Aucun reproche à faire au personnel, ceux que nous avons vu et aussi le lendemain se démenaient, prenaient un peu de temps pour nous informer. Mais un manque de lits disponibles et d'intervenants flagrant. 

Nous avions déjà entendu récits semblables, habitons l'Île de France où la population est si concentrée que la demande en lits nécessaires ne pourra sans doute jamais être satisfaite quand bien même la météo économique serait à la prospérité. 

Seulement ce soir, je lis cet article relatant la mésaventure d'une dame du même âge, lâchée en pleine nuit par un hôpital en Bretagne après qu'elle allait mieux, alors je songe que c'est peut-être proportionnellement la même pénurie sur l'ensemble du territoire du pays (puisque l'on fonctionne encore un peu en pays).

Et je me souviens qu'à son retour vers 23h lundi, l'homme de la maison qui s'était révélé un accompagnant exemplaire, avait indiqué avoir raccompagné une mère et son petit enfant libérés par les médecins sans savoir comment rentrer.

Tout le monde n'a pas les moyens de s'offrir un taxi (ou un VTC).

Y aurait-il bientôt quelque politicien crédible qui nous remette l'humain au cœur de l'organisation générale, avant les finances et l'économie ?

 

(1) Typiquement en janvier dernier, un remède prescrit après consultation chez mon médecin traitant s'était révélé inefficace, le problème n'était pas grave mais gênant (je n'aurais pu aller travailler), il me fallait une autre ordonnance, je retourne le voir, mais les rendez-vous étaient complet, et à l'accueil de son cabinet on m'a renvoyé vers les urgences de l'hôpital voisin. Les urgences étaient priées de pallier le manque de médecins disponibles en ville [j'ai déniché, merci l'internet, un cabinet collectif avec prises de rendez-vous via leur site, et grâce à leur efficacité suis parvenue à éviter d'encombrer]

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