Dix ans plus tôt : Il y a quand même des gens distraits
L'espion qui m'intriguait

Le poids de l'air (du temps)


    J'ai appris l'annulation de la braderie de Lille via FIP qui est la radio que l'on met (parfois) à la librairie : pas de réclame, programmation douce mais variée et de qualité et un flash d'info bref par heure à 50 de chaque (1). Ça m'a fichu un coup, un peu comme les témoins de cet article une première pensée aura été, Ils ont donc gagné. En même temps je comprends fort bien et trouve légitimes les motifs de l'annulation : au vu des événements récents, même en l'absence de menaces précises, maintenir serait tenter le diable. La foule est telle et la configuration des lieux, que le moindre fou d'Allah ou du reste, même faiblement équipé, pourrait faire un carnage. Disposer des hommes en armes destiner à protéger serait en soi risqué, le moindre échange de tirs atteindrait des malheureux tout autant que d'éventuels tueurs. Et il ne faut pas oublier les risques de type kamikaze qui se fait sauter en plein passage surpeuplé.

Mais voilà, on a beau à titre individuel être résolus à ne pas céder, à ne rien changer de notre façon de vivre, let haters hate, il faut bien tenir compte des derniers développements.

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Un autre élément de changement, se loge dans la perception des informations. Un fait divers si dramatique fût-il et profondément grave pour ceux qu'il concerne, devient presque un élément de soulagement dès lors qu'il n'est pas récupérable par la lutte islamiste armée. Un fou purement givré, une catastrophe, un incendie, font figures de drames admissibles, d'horreurs envisageables de la vie. 

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Août 2016, on en est là. Et pour ce qu'il restait vaguement d'un esprit de fête (résiduel), les Jeux Olympiques sont, comme le fut l'Euro, une période de qui-vive.

 

 

(1) Ce qui est très pratique lorsqu'on ferme à l'heure pile, ça donne un bon point de repère pour commencer les tâches de fin de session

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