Une journée si normale (ça surprend)
Marilyn lisait

La fin d'une certaine correction


    Bel article transmis par Anne que je remercie sur les difficultés de la profession de correcteurs, en voie de disparition (je le savais, et le constate chaque jour dans mes lectures de libraires) même chez les plus réputées des maisons d'éditions (je l'ignorais, croyant encore qu'elles tenaient à maintenir leur qualité). 

Je suis la première à avoir une orthographe parfois incertaine surtout par ici où le manque de temps me fait le plus souvent jeter des billets sans aucune relecture : il y a un RER à attraper, un bus à ne pas râter, un départ à ne pas différer sous peine d'arriver en retard au travail, ou c'est la fin de ma pause déjeuner et je dois vite reprendre le collier. Je suis également favorable à l'évolution du langage. Une langue figée meurt peu après. Mais je sais que c'est important dans les écrits officiels, qu'ils maintiennent au moins un niveau de référence. 

Édouard Launet conduit le raisonnement jusqu'au bout : "La suppression progressive de la correction et de la préparation de copie dans le monde numérique comme sur le papier, c’est une accumulation de petites violences faites aux lecteurs, de microbarbaries en apparence anodines mais qui, en se multipliant, font du langage un véhicule plus incertain, charriant des idées imprécises. Et à terme une démocratie approximative?" et je crains fort qu'il n'ait pas tort.

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