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Drôle de journée qui finit bien mais quand même

Poème concentré n°1

(J'ai trouvé samedi dans la rue un recueil de poésie datant d'il y a trente-quatre ans, imprimé dans le sud de la France ; dans la même veine que les poèmes express de Lucien Suel, je tente une petite expérience, histoire de voir si la poésie s'y retrouve)

 

L'image affleure
Mes larmes ont brûlé les rides, un bleuet.
Tu me livrais.

Pendant ce temps le chant
Ensorcelle
L'averse perce

Griffée, la fleur craque
Les oiseaux l'abandonneront.

 

Ce qui est très curieux, c'est que ça résume plutôt fort bien un certain état depuis jeudi en moi.


nb. : On est loin du texte initial, c'est pourquoi je ne le cite pas (en plus que je ne saurais en retrouver l'auteur pour lui demander son autorisation) n'en restent que certains mots, plusieurs expressions ("L'image affleure", "Les oiseaux l'abandonneront","L'averse perce", le début des larmes mais appliqué à autre chose) et leur ordre d'apparition comme au générique d'un film la liste des acteurs. Le sens final s'en trouve très différent. Ce qui est en commun est le champ sémantique. Merci à l'inconnu qui a jeté ce livre et à ceux qui en ce temps-là l'ont écrit et conçu.
billet repris dans La vie sans ailes (privé)

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