Jeannette Guyot
Tram 33 : un site qui semble intéressant (à voir)

"The day we discovered our parents were Russian spies"

Capture d’écran 2016-05-08 à 13.32.32"An uncle and a cousin the brothers had no idea existed paid a visit; a grandmother also dropped by, but she spoke no English and the boys not a word of Russian."

Je n'ai pas tout à fait renoncé à pouvoir un jour écrire des fictions. Je m'en sens parfaitement capable à condition de n'avoir rien d'autre qui fasse (trop) d'interférences ni ne me pompe de l'énergie durant la période de premier jet, seulement voilà : ma vie quotidienne n'a pour ainsi aucune période creuse, dès que j'ai du travail même à temps partiel ça me mobilise - il faut dire qu'en cherchant un job conciliable, j'ai croisé un métier pour lequel je suis adaptée - et j'ai dû mal à être à un bon niveau si je dois surveiller l'heure en même temps ou me battre contre le sommeil qui a tendance à fondre sur moi comme un aigle sur sa proie. Et puis l'époque est troublée, l'avenir sombre, tel Forrest Gump je me retrouve toujours là où des trucs surviennent et quand ça pourrait aller, quelqu'un tombe malade ou un chagrin particulier me démolit, bref, je ne suis pas assez compartimentée pour avancer comme écrivain.

J'en suis donc réduite à me faire chroniqueuse.

Et voilà qu'aussi, parfois, je croise un récit, un article qui font que je me dis, mais franchement, la fiction, à quoi bon. La réalité est mille fois plus inventive et comme elle ne se soucie pas de vraisemblance, elle va beaucoup plus loin. 

Voici donc un article de Shaun Walker pour The Guardian et qui a fait mon dimanche (1) : 

The day we discovered our parents were Russian spies

Pour la fiction, comment dire, on verra plus tard.

(À l'heure des hautes technologie de la NSA et tutti quanti je n'en reviens pas qu'il existe encore des espions à la papa, qui transmettent des trucs qu'ils ont vus, que le renseignement puisse être à ce point encore physique et concret) (et je l'avoue : j'apprécie le côté délicieusement "guerre froide" de leur histoire, même si je savais que la vieille hache de guerre n'a jamais été totalement enterrée) (car j'avoue avoir aimé grandir dans un monde simple dans lequel les méchants pour les Américains étaient les Russes et pour les Russes les Américains, tandis que nous autres Européens de l'Ouest, vivant, même des classes très moyennes dans un confort plus qu'acceptable [ce qui de toute éternité est rare pour les petites gens], étions à peu près peinards tant que ça ne pétait pas (mais parfois on avait chaud aux fesses, il ne faut pas croire que c'était si cool que ça))

(1) D'autant plus que comme tout le monde s'en sort plutôt bien, on peut laisser la compassion au vestiaire. Même si je ne peux pas m'empêcher d'imaginer le choc pour les deux jeunes gars s'ils ne savaient vraiment pas. 
Et au vu de certains éléments de ma propre vie qui m'ont fait tomber de l'armoire quand j'ai su certaines vérités alors que je n'avais pas eu l'ombre du début d'un moindre soupçon, je peux croire en leur ignorance.
Hello Jean-François, Francis et Marie.

PS : La photo est celle qui illustrait l'article, je la trouve belle, mais si ça pose problème je l'enlèverai.

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