Quinze ans déjà
Merci les jeunes du club de lecture de Montreuil (et les bibliothécaire et Aline Pailler)

Parachutes


    C'est en révisant (mentalement, pour danser il faudrait au préalable faire dans la maison un peu de rangements) la choré du moment (1), et cette video qui sur youtube y est associé, qu'il m'est venu de songer que la prise de risque dans la vie d'une façon générale et dans nos sociétés, était quand même plus facile si l'on bénéficiait de parachutes. Rien à voir avec le grand banditisme en cols blancs légalisé, mais simplement avec le tissus social dont nous sommes entourés, famille, amis, réseaux de solidarités. 

Je pense en particulier aux jeunes, à l'orée d'une vie professionnelle, si personne ne peut en cas de ratage aider à refaire surface, rattraper le coup, ou simplement les soutenir tant que le travail qu'ils fournissent n'est pas rémunéré, il est infiniment plus dur de se lancer. Ou par ailleurs aux amis qui m'ont dit admirer (?) le risque que j'avais pris en quittant par deux fois des emplois réputés sûrs mais qui étaient devenus pénibles et sans satisfactions, alors qu'en fait, sans le savoir (j'ai reçu un secours important auquel je ne m'attendais pas), confusément, je pense que je me sentais bien entourée et qu'alors même si l'expérience était (et reste, nous ne sommes pas tout à fait sortis du dur) rude, ça n'est pas du tout la même chose que lorsque l'on est seuls sans secours, sans plus personne alentour qui pourrait tendre une main, offrir une issue, un abri le temps de se refaire une santé.

Ce qui est le cas de nombreux réfugiés ou de personnes depuis plus longtemps sur place mais en situations de précarité. L'audace et le courage ne suffisent pas. 
Il ne faut pas l'oublier. Qui que vous soyez, sans entraide, vous ne sauriez donner le meilleur de vos capacités.

 

(1) We light the sunshine de Hyphen Hyphen

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