Quand un mot suffit
BDJ - 160223 - Traverser à pied Paris en bonne compagnie

Coupla' things


    La conscience qui ne date pas du 22 mars ni même du 13 novembre ni des 7 à 9 janvier, mais que tout ceci réactive de façon nette que chaque activité que l'on fait doit mériter que l'on prenne un risque conscient et concret. C'était déjà le cas d'un point de vue budgétaire : plus jamais n'aller au café seule sauf besoin urgent, ça le (re)devient pour le fait d'être dans la ville, d'aller voir un film, assister à des lectures, retrouver des amis. It has to be worth it.

    Le retour du fotolog : voulant rechercher un lien (j'ai repris mes sauvegardes d'images en 2012), je m'aperçois que le message menaçant "sauvez vos photos nous risquons de ne plus être en ligne après le 20 février" a disparu. Tout semble redevenu comme avant la coupure sauvage du 4 janvier dernier. J'attends d'avoir résolu quelques tracas d'ordis pour aller aux nouvelles.

    Un instant d'absence ... anticipative : combien de fois par le passé ne m'est-il pas arrivé "d'oublier" par exemple une rupture, un décès ou que tel moyen de transport était fermé sur la période (et de me diriger vers une station que je savais pourtant fermée). Il m'a fallu des années pour ne prendre qu'un exemple qui ne fâchera personne avant de ne pas avoir cette pensée de Tiens, Bashung n'a pas sorti de nouvel album depuis longtemps, oubliant (refusant) sa mort. Mais ce matin alors que je dois me rendre Croix de Berny j'ai songé : prendre la 14 porte de Clichy puis le RER B à Châtelet. Ça me semblait naturel. Trois ans à l'avance ?

    Une connivence parfaite avec ce personnage de roman, qui par ailleurs est inspirée par quelqu'un qui exista jadis et loin réellement, je me dis que je trouve que ses réactions face à ce qui lui arrive sont vraiment très bien vues, me sens un peu moins seule et en pleine empathie. Soudain à deux ou trois phrases que je reconnais - j'avais cherché mes termes, voulais exprimer quelque chose d'assez subtil -, je comprends (aux 3/4 du livre quand même ! je comprends vite mais je mets longtemps) : l'amie en écrivant, consciemment ou non, a repris ce que je lui avais confié de ce qui il y a trois ans m'arrivait - effectivement il y a quelques similitudes avec ce qui fut l'histoire de cette autre femme, sur un point en particulier -. J'ai ri de bon cœur et ça m'a mis un peu de baume au cœur. Quelqu'un quelque part m'a très bien comprise. Et pas n'importe qui. C'est une façon agréable, quoi qu'assez insolite, de se retrouver dans un livre. J'imagine que les doublures au cinéma pour des séquences précises, des parties de leur corps, ou des actions qu'elles savent effectuer, ressentent quelque chose d'assez proche en voyant l'œuvre une fois terminée. 

    Le moment de reprendre un emploi salarié approche, ça y est je suis dans la zone de jours où je mesure ce que je n'aurais pas le temps matériellement d'achever avant, y compris dans le cadre du rangement de l'appartement. Il faudra prendre un rythme. Depuis que j'ai fait remettre en état mon vieux biclou, j'ai davantage confiance en moi. Yes you can. J'ai hâte de m'y mettre. 
Je suis cependant triste des amis que je ne serais pas parvenue à revoir avant d'être prise par mon activité.

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