Par les mots les mentalités
BDJ - 160213 - Kes

BDJ - 160212 - Le texte d'une ancienne dictée


   Pour le vendredi 12 février 2016, j'ai inventé le concept de faux bonheur du jour ! J'y ai cru dur comme fer, persuadée à cause de son style suranné aux descriptions soignées et au vocabulaire dépourvu de traces identifiables de modernité, lire une œuvre des années 50, longtemps plus tard rééditée. 

Un scrupule journalistique, m'a fait vérifier la date de publication avant de mettre en ligne ce billet : 1996 (1) et le gars est né en 1946, mon bonheur du jour était donc une illusion. Il n'en demeure pas moins que je suis persuadée d'avoir eu à batailler autrefois avec une dictée qui mettait en scène le numéro d'un jongleur et le vocabulaire adapté avec des accords retords. 

Je laisse le billet tel que je l'avais écrit. Après tout, l'illusion d'un bonheur est, avant que la vérité n'éclate, un bonheur aussi.

 

 

Au cœur d'une journée plutôt agréable, n'eût été une sieste-lecture un peu trop prolongée et l'inquiétude pour le travail potentiel, ou la suite de la recherche ou d'éventuelles tribulations administratives, un petit bonheur totalement inattendu m'aura cueillie alors que je lisais la page 171 du "Rêve du démiurge" de Francis Berthelot (aux Dystopia Workshop), plus précisément dans le roman (la longue nouvelle ?) du "Jongleur interrompu"). Il y était décrit un passage du numéro de Constantin, le jongleur, et ça m'est revenu tout soudain, avec toutes ses précisions de vocabulaire riche, ses successions de pluriels et de singuliers, d'accords subtils (pour un-e collégien-ne un-e écolier/ère), que ce passage, je l'avais eu jadis en tant que texte à dictée. Toutes les questions qu'il m'avait posées, avaient en quelque sorte ancré le texte en moi. Plus une résistance que j'avais dû développer pour ne pas me laisser embarquer par l'histoire : c'était mon gros défaut pour les dictées non pas extraites des inventions de pédagogues rusés mais directement tirées de la littérature ; le texte m'emportait, j'oubliais d'être attentive à la technique, je faisais des fautes que sur une dictée de notice technique je n'aurais pas commises. Or je date de l'époque - 4 points par faute (sur 20) ou - 2 points (sur 10) ce qui fait qu'un zéro avait tôt fait de menacer.

Je n'aimais pas la dictée, cet exercice artificiel. J'aimais bien les textes qu'ainsi parfois on m'offrait.

Et mon bonheur du jour a été d'en retrouver un, sans m'y attendre, quarante ans plus tard, au détour d'une lecture appréciée.

Seul petit regret : impossible de me souvenir avec quel prof. c'était. 

 

(1) J'ai eu le même tour avec "Le peintre d'éventail" d'Hubert Haddad que j'ai lu jusqu'à Fukushima persuadée que l'action se situait au Japon certes mais durant la première moitié du XXème siècle.

PS : Aurais-je confondu Francis Berthelot avec Francis Carco ? #allodocteurFreud 

illet publié dans le cadre des Bonheurs du Jour.
C'est l'amie Kozlika qui a lancé le mouvement et le lien vers tous les bonheurs (pour s'inscrire c'est par ici- grand merci àTomek qui s'est chargé du boulot -) 

Chez Couac hélas pas de bonheur 29

billet commun avec Bella Cosa

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