BDJ - 160210 - un service rendu, un dîner #whatelse
Comme il est bon de l'écouter (Thomas Gunzig, café serré)

BDJ - 160211 - De jolies retrouvailles

    
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(bonheurs du jeudi 11 février 2016)

Il y eut deux bonheurs particuliers (car sinon le bonheur habituel d'assister à l'Encyclopédie des Guerres et le dîner entre amis après), mais de nature si différentes qu'il m'est difficile d'en choisir un plutôt que l'autre : 

1/ la récupération d'un chargeur et d'une batterie pour mon appareil photos. Les originaux ayant été égarés (1), il m'aura fallu de longues et vaines recherches puis attendre de passer une fin de mois avant de me résoudre à en chercher de rechange. Entre temps l'appareil était totalement déchargé. Voilà qui ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir, ces quelques semaines sans.

2/ les retrouvailles avec une amie, que ses obligations professionnelles et familiales avaient rendue peu disponible dans le même temps que ma vie de libraire dans une chaîne de magasins et deux années par ailleurs plutôt difficiles me bloquaient dans un rythme métro boulot dodo peu propice aux moments libres partagés entre amies. Malheureusement les circonstances qui lui accordaient de nouveau une certaine liberté n'étaient pas des plus riantes, et nous aurions aimées je crois nous revoir lors d'occasions festives de familles heureuses, mais puisque l'existence consiste surtout pour les femmes à savoir faire contre mauvaise fortune bon cœur, j'ai eu le mien tout réjouit de nos retrouvailles. Et bon espoir de ne plus laisser le manque de temps personnel nous éloigner. Son humour devant l'adversité m'a fait un bien fou et rappeler que je devais conserver le mien coûte que coûte, que 2015 a un peu écorné. En outre elle m'a si bien reçue, je me suis sentie traitée comme une princesse - ce qui m'a rendue encore plus décidée à remettre en ordre mon propre logis, le rendre à nouveau accueillant, pouvoir dire à quelqu'un Passe donc prendre un café / boire un verre / déjeuner -. À mesure que les mois passent je me rends compte en écoutant les autres que le Grand Belge n'a en somme eu qu'un comportement masculin très répandu. J'en avais été épargnée de par un amoureux de jeunesse élégant et l'homme de la maison, qui présente certes certains défauts (j'en ai aussi, ne serait-ce que de n'aimer pas me conformer aux critères d'apparences séductrices et de détester consacrer mon temps aux tâches ménagères), mais ne considère pas les femmes comme des êtres de catégorie B, et enfin de par le fait que la plupart du temps j'ai avec les garçons des relations de franche camaraderie ce qui ne me confronte pas à certains versants de leur personnalité. Peut-être qu'à leur place j'agirais comme eux. J'ai déjà remarqué que bien des droitiers ou droitières ne voyaient pas certains problèmes d'équipement tout simplement parce que tout est fait pour eux. Et je sais que c'est le fait d'être gauchère qui me les fait remarquer. Je peux donc comprendre, ce qui ne signifie ni approuver, ni éprouver de l'indulgence, certaines attitudes de type "Je ne vois pas le problème". Il faut savoir garder son calme et inlassablement tenter de faire valoir ... qu'on existe et que ça n'est pas pareil pour nous. 

(Ça ne fait plus vraiment partie du petit bonheur mais j'ai à nouveau pris conscience que je n'ai qu'une idée très lointaine et incertaine de l'effet que peu faire le fait de disposer d'argent et partant de là d'avoir des possibilités de choix et de dépenses. Je suis en perpétuel fonctionnement de type "limiter les dégâts (les dépenses)", négocier les fins de mois, reporter toute dépense qui n'est pas d'usage immédiat, ne jamais remplacer un appareil qui ne soit pas cassé. Tant qu'il nous reste de quoi manger-nous loger-nous chauffer et une connexion internet, peut-être que c'est une force en fait, savoir vivre sur un ticket de métro, sans frais de cosmétiques, de voyages ou de déco).

 

(1) Longtemps plus tard je me rendis compte que c'était parce que quelqu'un avait rangé ma valise après notre incursion normande sans attendre que je l'aie entièrement vidée, ni m'en informer. Du coup j'avais cru avoir terminé de tout en sortir. 

billet publié dans le cadre des Bonheurs du Jour.
C'est l'amie Kozlika qui a lancé le mouvement et le lien vers tous les bonheurs (pour s'inscrire c'est par ici- grand merci àTomek qui s'est chargé du boulot -) 

Chez Couac : Bonheur du jour 28

Billet commun avec Bella Cosa

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