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BDJ - Comment les chaussettes orphelines nous ont sauvé d'une calamité domestique aggravée

(et comment leur mystère fut partiellement résolu)

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Depuis longtemps, et ça a déjà dû faire l'objet de plusieurs billets sur ce blog, je m'interroge sur l'étrange phénomène des chaussettes orphelines : on dépose une paire de chaussettes dans la corbeille de linge sale, je m'efforce autant que possible de les glisser dans la même fournée de lessive, n'y parviens pas toujours ou je ne sais pas mais bref : il en réapparait une seule, plus tard dans le linge propre et sec. 

J'en étais même venue à soupçonner la machine à laver de les manger, avec cette malice qui permettait d'en avaler une seule sur deux. 

Ce mystère aujourd'hui s'est trouvé pour partie résolu, à la suite d'une mésaventure domestique qui aurait pu mal tourner.

Le jeudi j'ai piscine. Un entraînement tôt le matin. Malgré la pluie battante à l'heure où j'en sortais, et que le groupe de nageurs est vraiment sympa, d'où une tendance à rester se parler un peu après, j'ai choisi l'option rentrer vite fait. Je ne savais pas trop pourquoi.

J'ai vite su. En allant mettre dans la salle de bain mes affaires à sécher ou tremper dans de l'eau non chlorée, j'y ai découvert une flaque conséquente. Entre mon départ et ce retour, une heure trente s'était passée, deux personnes s'étaient douchées, parfois lorsque l'on douche on trempe un peu alentour, mais là c'était quand même beaucoup, et dans le coin opposé à la baignoire. Bizarre. J'ai commencé à éponger, mais ça semblait ne pas diminuer. J'ai alors cru en passant la main sous un tuyau peu accessible tout à fait dans le coin que la jonction entre l'évacuation du lavabo et la colonne descendante était en train de s'effriter et que par là ça coulait. J'ai coupé l'eau, mais ça coulait toujours et de plus en plus fort. Alors j'ai appelé une entreprise de plomberie et demandé qu'elle intervienne vite : nous avons déjà un long contentieux avec le voisin du dessous qui nous soupçonne depuis l'affaire de la fuite d'eau invisible de ne rien faire quand un problème survient, ça n'est vraiment pas le moment d'agir en mode bouchons et écopons en attendant qu'un proche se charge de la réparation. Et puis de toutes façons l'urgence était claire et nette.

Le plombier vint qui bossa fort bien et n'eut pas de mal à trouver l'origine de la fuite : un des tuyaux était tout bonnement troué (1) et le temps qu'il arrive, l'eau coulait à jet, un vrai Manneken Pis. En moins incarné. Pendant ce temps j'épongeais, toutes les wassingues de la maison y passaient, j'avais coupé l'eau mais (le temps que l'eau préalable s'épuise) ça continuait. Je pense être intervenue de façon suffisamment rapide et énergique et le plombier a été d'une si grande efficacité que l'eau n'a pas eu le temps d'infester le voisinage.

Entre temps, et afin que l'homme de l'art puisse travailler j'avais vidé la pièce de tout encombrement inutile, du panier de linge sale et d'un meuble façon colonne avec une glace sur la porte qui voisine ledit panier dans la configuration normale. Je me suis alors aperçue qu'entre la dernière étagère intérieure et le bas du meuble il y avait tout un espace creux. Et que passant par l'arrière qui ne pouvait être plaqué contre le mur pour cause de présence de tuyaux d'évacuation, toutes sortes d'objets s'étaient au fils des ans installés là en toute tranquillité. Dont le poisson thermomètre de la baignoire des enfants bébés et ... une douzaine de chaussettes. 

Une partie du mystère des chaussettes orphelines venait de se désintégrer.

Ces chaussettes étaient gorgées d'eau : entre le bref intervalle entre le départ du père et du fils qui au travail et qui en cours et mon retour de l'entraînement, elles avaient vaillamment épongé. Grâce à leur intervention, les dégâts étaient restés raisonnable, une flaque sur du carrelage, l'eau n'avait pas coulé jusqu'à d'autres pièces. 

Le bonheur du jour fut donc d'avoir été sauvée de plus sérieux ennuis par leur présence efficace.

À quelque chose malheur est bon : tout occupée à résoudre le problème, assister le plombier, puis en profiter pour tout nettoyer à fond et ranger, je n'ai pas eu loisir avant 13h30 de laisser s'infiltrer les insidieuses pensées de type "Bon sang, un an", qui bien sûr se sont fait un plaisir de s'inviter après, y compris dans un très beau rêve que j'ai fait lorsqu'en cours d'après-midi je suis tombée de fatigue - écoper épuise -, dans lequel l'ami disparu était chaleureusement présent. Et encore si vivant (2).

 

(1) Ce qui est très étrange d'autant plus qu'il était dans un endroit ou a priori rien ne peut faire choc. Mystère.
(2) Mais dans le rêve lui-même je restais consciente d'être en train de rêver d'où un réveil heureux - chic alors un rabiot de présence on aurait cru en vrai - et non désespérant - quelle horreur, je l'ai cru revenu et je rêvais seulement -. 

[photo l'état du tuyau après nettoyage de la zone blessée et avant intervention]

 

 PS : Les autres bonheurs du jour furent un Laphroaig 17 ans embouteillage du Clan, un délice des dieux, et un Bunnahabhain 22 ans titrant à 45,1 % et si parfaitement équilibré - la tourbe, oui, mais avec subtilité - que j'en eusse volontiers acheté une bouteille si les finances familiales l'avaient permis. Et l'excellente compagnie avec laquelle ce plaisir réconfortant fut dégusté. Islay, l'Italie et Bruxelles me manquent (mais j'ai parfaitement conscience de vivre au quotidien dans des lieux qui sont un but en soit, quand ils ne sont pas une cible, et donc de n'être pas à plaindre, vraiment pas)

billet publié dans le cadre des Bonheurs du Jour.
On en pleure encore chez l'amie Kozlika qui a lancé le mouvement et le lien vers tous les bonheurs (pour s'inscrire c'est par ici- grand merci à Tomek qui s'est chargé du boulot -)

billet également publié sur Bella Cosa 

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