Un mauvais rêve très agité
Pendant le terrorisme les tracas continuent

Une très étrange fierté


    Durant la nuit du 13 novembre même et le lendemain, j'ai été très touchée par tous les messages de ceux qui immédiatement s'étaient inquiétés pour moi, pas les tout plus proches qui me savaient à Arras, mais de nombreux amis, ex-collègues ou camarades de l'une ou l'autre des activités que je pratique, et qui me connaissaient assez bien pour savoir qu'aller au concert, fêter quelque chose en bonne compagnie un vendredi soir en terrasse, voire même aller voir un match de foot, étaient dans mes cordes ; tout en ignorant, je n'en ai pas parlé urbi et orbi que j'étais en cure de cinéma pas tout près de Paris. 

À présent de retour, je recueille et rassure les dernières inquiétudes, et vois aussi des listes de victimes, des textes de leurs proches, de leurs photos, de brèves biographies.

Et soudain non seulement je suis émue du souci que certains se sont faits pour moi - je suis toujours surprise lorsque l'on pense à moi -, mais me voilà la proie d'une très étrange fierté. Ceux qui ont été touchés sont tous jeunes, intelligents, brillants, présentés comme généreux, pour certains actifs dans des associations d'entraides. Ben les amis, je voudrais pas dire, mais je crois que vous me surestimez. 

Et je crois que si l'on parvient à empêcher d'accéder au pouvoir ceux des politiciens qui ces jours-ci se frottent les mains tant la haine que les attentats déchaîne va dans leur sens, nous ne risquons rien, si ce n'est mais à titre individuel, nos vies, collectivement nous sommes bien trop forts et trop intelligents et cultivés et par là même capables de surmonter les peurs qu'on nous impose. Keep on going as we are. 

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