Une très étrange fierté
En vrac du jeudi suivant - 19 novembre 2015

Pendant le terrorisme les tracas continuent

(billet sans intérêt immédiat mais pour se souvenir plus tard)

On s'aperçoit qu'on est depuis vendredi soir à nouveau comme après le 7 janvier sur une forme de qui-vive lorsqu'au cœur du sommeil on capte des sirènes de police, et qu'on a la pré-conscience qu'il s'est passé quelque chose. Les rêves deviennent agités - pour ma part j'étais dans un grand établissement, probablement scolaire, puis sauvée de quelque chose entre autre par des amis dans le cadre de leur fonction (policiers ou autre) et j'étais soulagée mais on me présentait ensuite une facture de 3000 € et je ne savais pas du tout comment j'allais les payer, me demandais Comment font les autres ? -, puis c'est le radio-réveil qui s'enclenche sur l'annonce d'un assaut policier à Saint Denis dans une planque de terroristes présumés. 

Encore sous l'emprise du sommeil tu penses Comment vont faire les enfants pour aller en cours ? et seulement plus tard que peut-être la question du moins pour l'aînée ne se posera pas car il risque de ne pas y avoir cours.

Au même moment la radio diffuse un bref reportage sur l'un des organisateurs terroriste présumé, fils de prospère boutiquier de Molenbeck dont rien ne laissait présager sa radicalisation, il était même cité cette école chic d'une banlieue fortunée. Celles où passèrent (ils n'y sont sans doute plus) deux garçons que tu connaissais et que tu ne vois plus puisque le lien était leur père, lien qu'il a brisé. C'est ridicule et totalement anecdotique au vu des circonstances mais voir surgir une référence à ce chagrin alors que tu ne t'y attends pas du tout, ça fait un coup à l'estomac.

Mais ça réveille. Du coup me voilà sur twitter à la pêche aux infos (merci les amies) et complété avec FB ça permet de savoir très vite les établissements scolaires et les lignes fermées. J'en informe les enfants (ou plutôt tente de), le fiston qu'un pote a par ailleurs prévenu qu'à Saint Denis c'était le zbeul, fait un essai par le RER, lequel fonctionne, mais à Épinay se heurte à l'absence de bus (qui passent par Saint Denis et sont donc bloqués à moins qu'il ne s'agisse d'une grève) et du coup s'en revient.

Je crois que pour "descendre" à Paris je vais utiliser le train.

Commentaires