Le temps du rangement
Un témoignage intéressant

Malédiction


    Comme disait Frances Ha, je ne suis pas bordélique c'est juste que j'ai pas le temps. J'ajouterai : "pas l'énergie" : depuis la librairie des trop beaux quartiers je rentre je suis épuisée - dodo direct -. 

Mais j'entrevois le bout du tunnel. Alors j'ai entrepris afin de pouvoir me mettre au boulot dès le gagne-pain mis de côté, de ranger. La journée d'hier était favorable : entière à l'appartement et les autres membres de la famille au moins pour partie absents. 

Ça n'a pas raté : ce matin le fiston entame une crise d'asthme. Ses poumons se sont adaptés à la poussière accumulée mais pas à la poussière remuée - malgré toute l'énergie que j'ai mise à passer au fur et à mesure l'aspirateur (1) -. C'est la deuxième ou troisième fois. La première il m'avait aidée à ranger, secourable et efficace. C'est sa sœur au soir qui s'était aperçu que quelque chose n'allait pas dans sa façon de respirer. Lui se disait, ça va passer.

Le souvenir m'est alors revenu de la période du congé maternité après sa naissance. Il était facile comme bébé. La grande allait à l'école dans la journée. Comme je disposais à l'époque d'un long congé, et que j'aimais faire la cuisine (2), je m'étais mise à préparer des légumes frais, des repas équilibrés, j'achetais des fruits, aussi au marché. Et l'homme de la maison allait de plus en plus mal : il était atteint, mais nous l'ignorions d'une maladie à caractère héréditaire qui attaque les intestins et pour laquelle les fibres font du mal, ravivent l'inflammation.

Ainsi donc chaque fois que je tente de faire les choses bien dans le domaine domestique, ça rend malade quelqu'un. Étrange malédiction.

Je crois qu'il est temps que j'écrive et rien d'autre. Écrire ne porte atteinte qu'à mon compte en banque.

 

 

(1) merci Sébastien, il fonctionne vraiment bien.

(2) Quelque chose que mon père, qui préparait des plats italiens divins, m'a transmis. Ma mère est une excellente cuisinière mais elle le fait par devoir. Et s'était elle qui se retrouvait à préparer les repas du quotidien, du moins jusqu'à la retraite de mon père.

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