L'enjeu
The no more secret diary of Gilda F. aged 12¾

Listes de souhaits


À partir du 31 je n'achèterai plus de livres que très exceptionnellement, tant que je n'aurai pas de nouvelle source de revenus autre que ponctuelle et que la situation des finances familiales sera entre rouge clair et rouge foncé. Les livres sont, avec quelques bricoles de circonstances (1), et les appareils pour remplacer des pannes (2), mes seuls achats. Je ne peux pas arrêter de fumer puisque je ne fume pas. Les voyages ont été depuis longtemps supprimés, ainsi que la plupart des déplacements y compris amicaux. Reste la Normandie (merci à ma mère) et le moins onéreux des festivals de cinéma (merci à Satsuki qui m'avait suggéré la solution d'hébergement merci à notre hôte aux tarifs raisonnables). Mes usages cosmétiques sont des plus minimalistes (3). J'achète aussi régulièrement des esquisses de produits dopants, généralement sans résultats convaincants mais ça sera inutile quand je ne serai plus obligée de tenir le coup dans un travail à rythme imposé. Donc restriction budgétaire = ne plus acheter de livres, je n'ai pas d'autres volants d'action. Et c'est vrai que même en étant libraire et malgré quelques SP, j'en avais pour une somme certaine.

Il va donc falloir que j'attende les sorties poches, que je ré-établisse des listes de souhaits (textes, musiques et films) et que je patiente. Je pourrais sans doute soulager une partie des attentes grâce à la BNF mais ne devrai pas perdre de vue que dès mon niveau d'énergie minimal retrouvé j'irai pour travailler plus qu'étudier.

J'ai de quoi voir venir, un expert plombier me l'a même reproché (5).

Je vais donc tenir quelques listes désormais. Et je ferai l'acquisition des titres à mesure des moments de trêves financières.
Afin qu'elles ne prennent pas des proportions folles, un rythme mensuel me semble raisonnable. J'espère simplement que les amis ne m'en voudront pas de ne plus suivre qu'à retardement leurs publications. 

 

PS : Pour les spectacles et les concerts, pas besoin, les amis s'en chargent, en ce moment je mène une vie culturelle inouïe il suffit que je me dise Ah tiens, quand même je serais bien allée voir Patti Smith ou écouter François Morel, et voilà que quelqu'un se dévoue pour me proposer une place de rattrapage. En plus ils se débrouillent pour me faire croire que je leur rends service.
Autant je me sens maudite pour l'amour, le fric et la plomberie autant j'ai l'impression qu'un enchanteur veille sur moi pour le bonheur social et intellectuel. Merci les amis !

 

(1) Je crois avoir hier battu mon record de rapidité d'achat de vêtement pour parer à une sorte d'urgence. Savourer le bonheur que c'est d'avoir une taille courante et simple.

(2) Encore que. J'ai payé mon téléphone 1 € et un engagement.

(3) C'est une de mes perplexités sans arrêt renouvelée : comment font mes consœurs pour avoir les moyens d'acheter toutes sortes de produits de beauté, des soins en instituts et des passages "pour rien" (4) chez le coiffeur ?

(4) Alors que nous étions chez le coiffeur pour #lefiston , deux dames sont venues successivement pour demander qu'on leur face un brushing. Qu'on puisse aller chez le coiffeur sans se faire couper les cheveux, voire allez, refaire une teinture, me semble insensé. 

(5) Je sens qu'approche à grand pas le moment où il va falloir que je me résolve à faire du crowdfunding pour faire face aux frais induits par l'affaire de la fuite d'eau invisible, laquelle prend des proportions qui dépassent mon entendement. Plus tu es pauvre plus tu t'appauvris. L'extérieur t'impose ses contraintes et tu n'as pas les moyens de prendre un avocat pour défendre ton point de vue, ou c'est quelqu'un de surchargé mandé par l'assurance et pour qui tu n'es qu'un dossier confus.

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