Une émission en rentrant
Un voyage en Corée (du Sud)

Le jour où j'ai appris qu'une fée pouvait crier


    Quand on atteint de l'âge, on a parfois ce bonheur de croiser dans la vie des bien plus jeunes très prometteurs. Ils nous laissent à penser que tout n'est pas perdu, que le monde n'est pas forcément en de si mauvaises mains si tant est que la planète survive malgré l'humanité.
C'est mon cas ces temps-ci. 

Le métier de libraire a parfois ses duretés. Je me suis à nouveau trouvée sans avoir pu m'y préparer nez à nez avec un des ouvrages de l'ancien bien-aimé. Ça reste violent. À la limite de la perte de connaissance et de la nausée.

Mais il y a des instants de grâce. Ah ce jeune client beau et intelligent que ma collègue a accueilli par un "Cessez d'être gentil" qui était le titre de l'ouvrage qu'il avait commandé. Nous avons tous bien ri.

Un texto d'une amie, inattendu - je lui avais envoyé quelques mots il y a une semaine ou deux pour lui signaler quelque chose de sympathique en relation avec son boulot, n'attendais pas de réponse, c'était seulement pour signaler du bon - et qui me cueilli à l'orée de ma ville, qui fut la sienne aussi.

Quelques mots de ma fille qui est en vacances. Et justifie gentiment un tiers silence afin que je ne m'inquiète pas.

Un vrai cuisinier et des vrais produits frais dans une petite échoppe pour des "à emporter". Pour 4 € de plus que mes chèques déjeuners (qui sont de 7 €) j'ai désormais un vrai repas du midi pour m'aider à résister.

En effectuant une recherche pour des expressions idiomatiques contenant le mot "gaz", rapport à un tracas plutôt comique que j'ai ces jours-ci avec GrDF - Non ce n'est pas la boucherie Sanzot -. je tombe sur cette page (1). J'y apprends l'expression Pousser des cris de Mélusine que je n'avais encore jamais croisée ; et par la même occasion que oui, une fée ça peut crier.

Dans le RER du retour qui en cette période part de la gare au nom de Monopoly "Avenue Henri Martin", je suis presque seule pendant deux stations. Ça surprend.

À mon retour je trouve vaisselle faite, poubelle recyclable vidée, pasta al dente pile à l'heure préparée. Bravo à #lefiston.

Un livre absolument somptueux sur l'expédition Svalbard m'attendait.

Et puis sur les réseaux, soudain cette video de François Bon :

 

 

 J'aime les textes brefs en surimpression, et ce qui est filmé. Comme souvent quelque chose m'est très familier (souvenir de nos photos communes de Saint-Malo) (sans doute ce besoin qu'on a de toujours faire quelque chose (d'autre) quand on travaille à quelque chose, une façon je suppose de décompresser, d'inventer, d'expérimenter.). Et je trouve doux cette façon de partager au moins pour ceux comme moi qui quelque part au loin sont (un peu) coincés dans une seule ville sans plus trop pouvoir en bouger. 

Par sérendipité j'en profite au passage pour faire grâce à deux voyageurs sympathiques et qui témoignent sans broder sur ce qu'ils y font, un petit tour à Busan en Corée.  

Du coup j'ai été par la vue, les mots et l'ouïe, au large de la Norvège, aux États-Unis et en Asie lors d'une journée où j'aurais appris que les fées pouvaient crier ; peut-être l'une d'entre elles en dépit ou à cause de l'adversité avait décidé de me dorloter.

Les réconforts ont bien fonctionné. Merci aux amis, à mes enfants et aux fées.

 

(1) chez alyonasso.fr "origine des expressions"

 

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