La fin de la récré
Lumière du matin

Un appareillage contre la fatigue ?

 

Vous allez voir en bande d'amis "Journal de ma nouvelle oreille" au Rond-Point de et par Isabelle Fruchart et elle parle de son appareillage pour mieux entendre enfin. Tu songes Si seulement il pouvait exister un appareillage contre la fatigue ? et tu larmoies un peu. 

En sortant tu crois précisément sentir que la fatigue s'est estompée comme si l'actrice t'avait insufflé de son énergie. 

Et comme souvent le temps de rentrer, manger un peu, se laver, préparer le minimum vital pour le lendemain - ne serait-ce que le réveil à bonne heure - le sommeil te fond dessus  comme un aigle.

Tu as vérifié que l'ancien bien-aimé ne figurait a priori pas (aucune publication en vue si ce n'est un poche) dans les possibles convives de la session de présentation du lendemain. Ce n'est pas tant de le revoir que tu crains que l'étendue de tes possibles réactions catastrophiques si un face à face avait lieu. Tu crains par exemple d'être prise par une bouffée de sens de l'honneur. À l'opposé depuis les 7 et 8 janvier un effondrement est toujours possible. 

(d'ailleurs avant la danse tu feras un rêve étrange à ce sujet).

Ne plus avoir à vérifier les stocks au boulot te rend pour partie l'usage de tes jambes.

Et puis il y a eu une bonne nouvelle concernant l'aînée. Et une absence de trop mauvaise nouvelle concernant son père.

Le moral local (1) comme les jambes va donc mieux.

J'oubliais : c'était une de ces journées nombreuses récemment durant lesquelles les gens rivalisaient de gentillesse et plus particulièrement à mon égard. Aurais-je un sosie connu ? Ou l'air malheureux ou épuisé ou âgée à ce point ? Je pense à l'héroïne de "portrait après blessure" dont un portrait avait fait la une des journaux et qui l'ignorait tout en sentant sur elle le poids différent des regards.  Mais je n'ai aucune une, que je sache (et pourquoi l'aurais-je ?).

 

(1) Le moral général reste moyen, entre un sale suspens grec dont tu sais que quoi qu'il advienne ça n'augure rien de bon et une fusillade raciste dans une église, curieusement qualifiée de "noire" dans la première brève lue alors tout en comprenant ce que le journaliste maladroit voulait dire tu n'as pu t'empêcher de visualiser une bâtisse de cette couleur, aux USA. Le coupable étant un jeune homme blanc est vite désigné par "le forcené". Il faut croire que n'accèdent au rang envié de terroriste que les humains à la peau plus foncée. Tu penses aux malheureux, à leur famille, leurs amis, au pasteur assassiné dans l'exercice de ses fonctions. 

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