Lumière du matin
Dans la cave

La course quotidienne

Il y aura eu des moments de grâce et des instants heureux, la chaleur de l'amitié, un bel intérêt professionnel - la rentrée littéraire globalement promet -, des retrouvailles à l'occasion de ses réunions. 

Mais il aura suffit de croiser un homme endeuillé par le décès d'un grand écrivain qui était aussi pour lui un grand ami pour qu'en toi le souffle du deuil reprenne son bruit de fond. L'Italie te manque, l'amour, le rendez-vous manqué avec La Rochelle pour cause de contrainte professionnelle te plombe plus qu'il ne le faudrait, croire pour une histoire d'affichage dé- ou ré-ordonné avoir encore reçu un message de l'ancien bien-aimé te fait réagir plus fort qu'il ne faudrait, bizarrement deux amies qui ne se connaissent peut-être pas entre elles vont publier assez prochainement des romans qui se passent du moins pour partie dans "son" pays. Tu parviens à lire mais pas à écrire. Il faudrait vraiment prendre enfin une période pour s'y consacrer à plein temps. Est-ce que ça ira mieux après des vacances ?

En attendant tu repasses à peine chez toi pour te doucher et vérifier les différents  réveils et sombrer dans le sommeil dont ils te tireront.

Tu aurais (tant) aimé revoir M. C'est raté.

Heureusement un délicieux travail à effectuer pour un bon copain te porte jusqu'à plus loin. Tu vas être concentrée sur quelque chose d'intéressant et le fera pour quelqu'un d'autre. Tu sais que tu sais toujours dans ces cas-là trouver les ressources de temps et d'énergie qui te font défaut quand tu agis pour toi seule. Ensuite viendront, si tout va bien, des jours que tu n'espères même plus meilleurs, mais au moins différents. Plus (+) maîtres de ton temps. 

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