Dans la cave
Patrick Macnee

Jamais un sans deux


Depuis des années j'ai remarqué que dans la ville ma vie m'emmenait souvent deux fois de suite dans les mêmes quartiers. Je ne parle bien sûr pas des zones où il m'est coutumier d'aller, domicile, lieu de travail, BNF, lieux de mes différentes activités régulières, logis des plus proches amis ... Non je parle d'endroits où ça tombe que pour des raisons sans autres connections entre elles que ma présence je vais deux fois de suite.

Apparemment ce symptôme étrange vient de s'étendre aux gens. 

Ainsi j'ai récemment revu deux fois de suite et dans des lieux différents, un ami perdu de vue depuis au moins sept ans, comme on se perd sans l'avoir voulu à avoir des vies trop bien remplies. Et cette semaine je fréquente assidûment Hippolyte Girardot : il a remplacé Mathieu Amalric (1) au pied levé lors de la soirée de présentation de rentrée des éditions de l'Olivier en lisant avec grâce et un bonheur évident trois textes extraits du nouveau vieux roman de David Forster Wallace et voilà que ce soir, à l'invitation de quelqu'un que j'aime bien, le genre de personne qu'on a l'impression de connaître d'avant, je suis allée voir sans trop savoir quoi - j'avais oublié - quelque chose qui concernait Harlan Coben. Je supposais l'avant-première d'un film c'était celle d'une série télé (2) où il tient l'un des rôles clefs.

Pour l'instant nos tête-à-têtes manquent un brin d'intimité.  20150624_231520

Mais si nous continuons à tant nous fréquenter, ça pourrait s'améliorer. #petitsourireintimidé 

 

(1) Vous savez, le prof de yoga de Couac

(2) À part ça une avant-première de série télé, c'est redoutable, on te fait voir un épisode ou deux et puis ben voilà la suite dans des mois à la télé.

PS : Pendant ce temps et grâce à Camille que je remercie je poursuis ainsi ma rééducation.  À présent je peux voir une scène de fusillade au cinéma sans frémir, pleurer ou avoir la nausée. Du moins quand elles sont très "filmées" et pas trop réalistes.

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