Une sensation de ma jeunesse
Interlude : petit tour de magie du dimanche matin

Boulot - dodo


Allez, tu seras quand même parvenue à arracher quelques soirées au sommeil. C'est comme si les amis te protégeaient pendant les instants partagés. Mais après, toujours après, il faut rentrer et pas question de prendre un taxi, c'est trop d'heures de travail d'un seul coup envolées. Alors prévoir de dire au revoir avant de risquer de s'effondrer en cours de route.

C'est le travail personnel qui a morflé et très nettement depuis janvier. Ainsi que les correspondances, mais tes destinataires savent qui sont indulgents. 

Il n'empêche : ne pas se voir, ne plus (trouver le temps de) s'écrire, c'est de l'éloignement.

Tu te sens reléguée dans le beau quartier.

Le nouveau chantier n'avance pas : il te faudrait du temps personnel disponible et réveillé. Il ne t'en reste pas. 

Cette semaine, le bouquin de Despentes te tient la main. Elle a si bien su capter l'air du temps. 

Tenir jusqu'aux vacances, en juillet mais trop tard pour rejoindre les camarades festivaliers. Rien n'est fait pour faciliter. Chaque bribe de bon moment doit être arrachée. De quelle malédiction fais-tu l'objet ?

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