Travailler le week-end
Comme une impression

Longtemps sans (trop)


P4201804Je n'étais pas revenue dans #MaNormandie depuis le 17 août. Il faut une demi journée de route pour y aller et encore quand ça roule, le train n'y va pas jusqu'au bout, venir pour moins de cinq jours représente une création de fatigue plutôt qu'une récupération. 
L'idéal serait de disposer d'une petite voiture là où va le train, une vingtaine de kilomètres. Mais je ne fais pas partie des femmes que les hommes écoutent, seulement de celles à qui l'on explique que ça n'est pas possible, vraiment, non (1). Donc pas de voyages en train. Donc pas de Normandie pour mes week-ends de 3 jours alors que de loin en loin ça ferait tant de bien. 

Et pas de vraies vacances depuis une quinzaine l'été dernier et au 15 août un week-end prolongé, donc même ici, ce simple ici, inaccessible avant aujourd'hui.

Huit mois. Presque le temps que naisse un enfant. 

En si longtemps la petite ville où depuis la seconde guerre mondiale il ne se passe presque rien, a quand même eu le temps de changer.

Dans une des maisons vides, un morceau d'en face, des voisins se sont installés.

P4201805

 Il manque, très étrangement, un morceau de la barrière en ciment qui sépare le jardinet de celui des voisins. La plaque est au sol, de l'autre côté. Cette maison étant vide désormais nous ne saurons jamais ce qui s'est passé.

P4201806Comme on s'y attendait le jardin, tropical, est devenu luxuriant.

P4201807

La laverie automatique a fermé et c'est un événement. Je l'avais connue là de tout temps. Lorsque les enfants étaient petits et que nous passions par ici d'assez longues vacances, une quinzaine de jours, nous y passions forcément un peu de temps. Il y avait toujours du monde, les locaux. Je me demande comment désormais font les gens - à moins qu'une autre ait ouvert dans un autre point du bourg -. Le tenancier que parfois l'on croisait a dû prendre sa retraite sans trouver successeur.

Eminem en revanche garde toujours l'une des portes. Ça me fait sourire, me rappelle un texte que V. écrivit sur 50 Cents dans lequel elle parlait aussi de lui - une commande pour le Mac Val à laquelle j'avais à la marge participé -. 
À présent que je souffre de la rupture d'après, je récupère de bons souvenirs des temps d'avant celle d'avant qui semble moins pire, relativement.

La cabine téléphonique subsiste. Mais pour combien de temps ? J'y ai passé tant d'appels autrefois, à des gens désormais morts ou sortis de ma vie ou qui utilisent comme tous le monde et désormais des téléphones personnels.

Le garage abandonné pour cause de déménagement vers la "zone d'activité" (vous savez les ronds-points, les hangars désormais de chaque villes), a été repris par un grainetier et qui traite aussi de l'apiculture. Ça fait plaisir à voir qu'une activité redémarre.

 

P4201810

P4201823D'un jardin de grande demeure des grands arbres ont disparu. Ça me peine toujours un peu, même en cas de choix rationnel, menace à éviter.

Mais le plus grand changement nous attendait en bord de mer, dans une autre petite ville à 10 bornes de là : 

P4201832Le petit cabanon des sauveteurs en mer est devenu tout soudain un très grand bâtiment.

P4201829
Qu'ai-je donc fait pendant tout ce temps ? 
(à part travailler et, depuis janvier, pleurer).

Le plus étrange dans tout ça, est d'être là par un temps frais (malgré le soleil le vent printannier y est), et de n'avoir pas du tout froid.

C'est la première fois que je viens par ici depuis que le froid m'a quittée.

Et lui, au moins, ne me manque pas.

P4201808

 

P4201809

 

 

 

(1) au choix : l'édition numérique, des voyages et déplacements, faire l'amour, s'accorder un week-end en amoureux, fêter son anniversaire, se faire des cadeaux autres que strictement utiles et cependant bien choisis, ne pas laisser ses chaussettes sales traîner dans la maison ...

Commentaires