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Le fond de l'air effraie

Capture d’écran 2015-03-18 à 17.47.26

 

Tu as eu le temps d'effectuer quelques bricoles domestiques puis c'était l'heure d'aller bosser. 

Tu ne sais pas trop pourquoi si ce n'est qu'un pépin d'ordinateur t'as mangé tout ton temps libre fors un heureux déjeuner et un début de soirée qui t'a passionnée (1) et que ton temps d'écriture a tendu vers zéro, mais tu te sens depuis la veille épuisée. Un épuisement rare, sans réelle raison - en ce moment le travail est normal -, et les températures se font clémentes. Même si depuis janvier le froid te laisse indifférente, la chaleur devrait néanmoins apporter de l'énergie.

Au boulot, y en a et d'une façon générale, vous n'avez pas le temps quand bien même vous le souhaiteriez, de consulter quoi que ce soit. Les bribes d'infos qui filtrent sont ce qu'on entrevoie en lançant différentes recherches sur Electre ou Paris Librairies, la page d'accueil du moteur de recherche.

Les clients se sont succédés sans temps morts, et il y avait le pointage de stock quotidien à effectuer.

Trop fatiguée pour aller à la BNF tu as opté pour un retour en vélib. L'appli de ton téléphone te permets désormais de savoir précisément où il en reste un, le gain de temps et l'économie de pas au départ du Beauquartier est appréciable.  

Tu sens que l'air est épais, comme un arrière-goût en plus d'un soleil embrumé, et sans réfléchir, tu prends en marchant plutôt qu'en pédalant la côte de la rue Copernic. 

Ce qui fait qu'ensuite tu as tout le temps de voir que les soldats de faction, qui sont bien présent dans les rues depuis ce sombre janvier, ne sont pas comme ces derniers temps en mode Je m'emmerde pour vous, mais bien sur le qui-vive. Tu sens qu'ils t'ont repérée avec ton sac garni de ce qu'ils ne savent pas être des livres, tu sais que ce n'est pas ton air sexy qui les a réveillé mais bien de marcher à côté d'un vélo, porte bagage garni. 

Tu es assez vieille pour te souvenir de l'attentat qui eut lieu un soir d'automne dans cette rue-là, alors tu n'es pas étonnée qu'ils soient là, mais qu'ils se tiennent à ce point en alerte te rend toi-même plus attentive. Tu tentes de te souvenir s'il y a une fête religieuse juive au calendrier, ne le sais.

Plus loin alors que tu traverses Levallois, encore des hommes armés en faction, une école tu crois, et là encore à l'affut.

Alors tu te dis qu'il s'est passé quelque chose.

Encore.

Une fois le vélib déposé, à l'avant dernière station car tu savais la dernière complète, tu lis les infos sur ce nouveau téléphone qui le permet.

Tunis. Musée. Une vingtaine de victimes.

Ça peine parfois de n'avoir pas tort. 

(et au passage tu vérifies que l'air à Paris aujourd'hui est effectivement irrespirable).

 

 

 

 

(1) Il fut question de physique quantique alors forcément.

 

source de la capture d'écran : 

http://www.airparif.asso.fr/


Encore des accès de Bécassine Béatitude


Un ami me parlait de ses élèves, lycéens, qui se félicitent de la radicalisation de certain(e)s des leurs comme s'il s'agissait d'un courage de résistants. Je me suis alors souvenue de cette assemblée de jeunes catholiques à laquelle nous avions, mon fiancé et moi été conviés par sympathie pour l'un d'entre eux au début de laquelle un tout jeune homme avait annoncé qu'il avait un heureux événement à partager concernant leur grande amie [prénom féminin très classique], que j'avais eu le temps de me dire, tiens elle vient d'avoir un enfant, mais qu'il s'agissait d'annoncer qu'elle entrait dans les ordres.

C'est souvent que je me surprends en flagrant délit de Bécassine Béatitude. Ayant le temps de croire à quelque chose d'heureux ou de pas si grave, ou de gentil alors qu'en fait il n'en est rien.

Récemment ce message dont je n'avais vu que l'annonce de l'expéditeur et qui m'avait laissé le temps de penser, Ce n'est pas un si mauvais bougre, il m'envoie des condoléances, alors qu'il s'agissait d'une autopromotion éhontée et particulièrement mufle, étant donné ce que pour l'un pour l'autre nous avions été.

Et ce matin au radio-réveil, dans l'esprit pas tout à fait atterri de la nuit je crois entendre que des bureaux des années 60 ont été refaits à Radio-France, qu'il y en a pour 100 000 € et que ça fait polémique. J'ai le temps de songer avec ma solide naïveté, ben ça n'est pas très cher, l'immeuble est si grand, quel est donc le problème, avant de comprendre (1) qu'il s'agit de 100 000 € pour le seul mobilier du PDG. 

Je suis face à ce monde assez mal équipée.

 

(1) Merci au Canard Enchaîné

PS : Je tiens l'expression Bécassine Béate de Samantdi dont le blog est depuis un moment en accès privé, d'où que je ne mets pas le lien. Mais elle me convient hélas trop bien.


Pour le Vanuatu


Il se trouve qu'une grande amie est un peu de là-bas pour partie. C'est son pays de cœur et de travail.

Parfois on devient ami.e.s avec des personnes parce qu'on se complète, nos différences nous permettent de faire face à la marche dure du monde. D'autres fois, c'est par affinités profondes, des points communs très forts, des perceptions proches des choses, des chemins de réflexion, des modes de réactions.

Mardi, nous avions évoqué le cyclone dont on savait l'imminence. Et je me félicitais du retour préalable de l'amie qui ne partageait pas tout à fait mon point de vue : dans les moments difficiles et dangereux on peut préférer être auprès de personnes proches quels que soient les risques. Je suis bien placée pour le savoir. On peut aussi tant qu'on en ignore la puissance, qu'on n'en mesure pas exactement le danger, être tenté de se trouver là où ça se passe (1).

Elle a décidé d'ouvrir un blog afin de raconter aussi le Vanuatu qu'elle aime, et relayer ce qui pourra aider quand on en saura un peu plus. 

Sous le banyan

J'y pensais très fort, mais je n'osais pas le lui suggérer - peur de sembler intrusive dans un pire moment ; sorte de timidité que m'impose parfois le respect -. 

Pour l'instant on n'en sait guère davantage que ce que décrit cet article du Monde.

 

(1) Je n'oublie pas que si je n'avais pas été férocement malade (une sorte de violent mal de mer ; lien avec la pression atmosphérique ?) au matin du 26 décembre 1999 je serais sans doute sortie prendre des photos, inconsciente de la gravité du phénomène (à l'échelle Européenne, s'entend, à Paris les vents furent d'environ 170 km/h pour le cyclone Pam on parle de rafales qui ont atteint les 320 km/h ; que resterait-il de notre propre pays ?)

 


Schrödinger's Putin


Capture d’écran 2015-03-15 à 14.16.05

Quand tu penses que voilà que ce dimanche je me suis surprise à taper "Poutine" sur mon moteur de recherche, histoire de voir s'il réapparaissait.

Moi que voir cet homme même en photo ridicule, même en caricature effrayait. Alors qu'à part des dangers forts et concrets (si tu me mets un flingue sous le nez, ou s'il y a le feu, un cyclone, un ras de marée (encore que)) des situations où l'objectif n'est plus que de sauver sa peau), rien ne me faisait grand effet, au point que je pouvais sans mentir affirmer À part Poutine, rien ne m'effraie. Voilà que même plus. 

Voilà qu'après avoir vu cette photo Capture d’écran 2015-03-15 à 14.40.02où il regarde sa femme avec cette même expression qu'avait pour moi le Grand Belge, je conçois même qu'il puisse être amoureux (1).

Tout ça après le (à cause du (!?!)) 7 janvier, dont c'est une conséquence très personnelle et très bizarre. Sans doute la plus étrange des conséquences burlesques qui m'échoient (2). L'explication étant sans doute que mon corps s'est mis en ordre de combat, mon psychisme aussi.

Ce qui n'a pas changé c'est heureusement (pour moi pas pour ceux que je lasse) mon sens de l'humour, il est devenu pire encore, je n'ai plus vergogne de ma férocité.

Et donc ce compteur conçu par Andrii Krapanov avec le lac des Cygnes en fond visuel et sonore (3) me fait marrer. 

Non sans conscience que si d'aventure cette absence cachait un décès - peu probable, mais tout peut à tout instant arriver -, nous allons droit vers un fabuleux fameux chaos.

 

(1) En même temps vu comme ça s'est achevé pour moi, on peut craindre pour elle. Il est assez tentant de croire que la plupart des hommes hétérosexuels n'ont pas bien longtemps pour une seule ce regard-là. 

(2) À croire que c'est mon destin qu'une tragédie ait à la marge des conséquences burlesques pour moi. J'ai commencé très tôt, j'avais huit jours et ma mère a tout foiré des biberons de cette journée (un brûlant, un froid que j'ai eu un mal fou à digérer, et d'ailleurs depuis je suis assez indifférente à la chaleur ou au froid des boissons et des plats)

(3) En référence aux programmes d'attente de la radio ou la télévision russe (soviétique ? peut-être encore à l'époque) lors du coup d'état manqué d'août 1991.

source pour la photo : cet article ; source pour le lien vers le compteur celui-ci.


Le jour où je n'ai pas éprouvé de chagrin


Je venais de retrouver du travail après quelques mois de chômage, et c'était bien : juste avant que ça ne devienne trop flippant. Mais voilà je devais bosser le samedi et il se trouvait que je tenais beaucoup à honorer l'invitation que les Biboux m'avait faite. 

Alors j'ai demandé d'entrée si ce samedi de l'été, éventuellement ça serait possible ...

Je crois que j'avais utilisé dans un premier temps une formulation non genrée, "le mariage d'un couple d'amis" sans entrer dans les détails. Et que c'était une précaution inutile parce que celui à qui je demandais l'autorisation était lui-même marié avec un homme. Et qu'il était considéré comme légitime d'avoir un samedi de libéré quand il le fallait. 

Et donc on m'a dit oui, pas de problème je te remplacerait et puis j'ai pu y aller, m'accordant même grâce aux amis qui m'hébergeaient et à mon temps partiel combiné, en Bretagne un week-end prolongé.

Je me souviens du jour du mariage comme d'un moment heureux, sans nostalgie (pour moi) d'une autre vie, sans l'envie d'y être au bras de quelqu'un - j'étais venue avec un couple d'amis communs -, juste une grande envie de partager le bonheur si chèrement acquis.

Depuis juin 2013 et l'été 2013 qui marqua une nouvelle période d'effondrement de grands pans de ma vie, affective et professionnelles, les moments heureux existent mais sont toujours comme recouvert par une fine couche de cendre, toujours au moins une inquiétude forte ou un chagrin en cours et qui étreint.

Mais cette journée particulière de l'été 2014 et ceux plus calmes qui ont suivi, reste un îlot de bonheur, une parenthèse sans pleurs, un souvenir qui secourt quand le moral est bas.

Alors je suis particulièrement touchée par le billet que Matoo lui-même vient d'écrire à ce sujet :

Le jour où je suis devenu Matoo Watoo-Ducasse 


Mots jetés du jeudi soir


La mémoire de l'ordi est toujours saturée. Bien sûr tu pourrais te contenter de tout balancer sur un des disques durs externes dont tu es équipée, virer les photos et roule nénesse. Mais voilà tu as trop besoin de retrouver l'ordre chronologique de ta propre vie qui te semble régulièrement sous l'emprise collective ou individuelle d'univers parallèles pour le moins surprenants (à la mémoire : quatre dates en septembre 1998 9 février 1999 11 septembre 2001 21 avril 2002 7 janvier 2005 12 juin 2005 30 septembre 2005 17 février 2006 24 (ou 17 ?) septembre 2007 28 août 2008 20 janvier 2009 19 avril (ou mai ?) 2009 5 janvier 2013 9 juin 2013 5 mars 2014 (et une semaine de février de la même année 39°C de fièvre et trois entretiens d'embauche) 7 janvier 2015 8 janvier 2015 (finalement le 9 au point où on en était, pas tant que ça) 11 janvier 2015 16 janvier 2015) alors les photos tu dois les classer personnellement ne serait-ce qu'afin d'ôter de ton esprit le doute que les choses aient bien eues lieu. Parfois, heureusement, un article vient jusqu'à toi, sans que tu n'aies à le chercher et qui confirme que tu n'as pas rêvé, que certaines choses ont bien existé et qui ont laissé des traces dans les esprits des autres protagonistes, traces qu'ils semblent heureux de détenir. 

Classer les photos prend du temps. Ce dont tu manques cruellement en ce moment. Tu vas au boulot, tu t'accordes le sport et les temps de détente minimaux pour tenir le coup, voir les amis, éviter de crever de solitude, tu lis et tu dors. Zéro (ou presque) classement.

Donc la mémoire reste saturée ce qui commence à poser de sérieux problèmes. Promis dimanche : pas bouger, pas (trop) dormir, et enfin avancer.

C'était le dernier jour à la librairie de travail d'une collègue en ces lieux. Curieux comme tu le savais à un jour près mais que pour autant, jusqu'à ce thé et gâteau partagé, tu n'avais pas imprimé que c'était LE dernier. The very last one. Fini, après.

Terry Pratchett est mort. Ce fut sur Twitter la plus belle annonce de décès que j'aie jamais lue : 

Capture d’écran 2015-03-13 à 01.00.56

 

avec humour, tendresse pour les lecteurs, tout. 

Ce qui est beau c'est de voir que les connaisseurs (et qui sans doute savaient leur fournisseur gravement malade) ont percuté au quart de tour.

Le comble concernant un auteur mort de la maladie d'Alzheimer : voilà que j'ai oublié quel livres de lui j'ai pu lire ou pas. C'était probablement il y a une trentaine d'années.

Est-ce parce que les nouvelles façons de faire de l'ancien bien-aimé m'ont ouvert les yeux : je constate que de plus en plus (ou donc plutôt : je remarque de plus en plus) combien certains hommes attirés uniquement par certains types de femmes s'empressent de les exhiber sur leurs images de réseaux sociaux. Je crois que quand bien même j'aurais un amoureux très amoureux, ça ne lui viendrait pas à l'idée de faire ça avec moi. Je n'ai pas assez de beauté pour devenir une femme-trophée. Heureusement que certains pionniers songent à figurer en image auprès d'un ami ou d'un père d'ami, ou de quelqu'un d'autre que leur bien-aimé(e). Ça relève le niveau affectif. 

J'ignore si des femmes en font autant - fors (re)présentations professionnelles où ils se côtoient, auquel cas on sort du cliché de type "le pêcheur et sa belle prise" -.

Le film que j'ai vu hier soir pour me vider la tête avec une petite comédie s'est avéré bien plus profond que je ne le croyais. Certaines situations, certains dialogues me trottent dans la tête plus de 24 heures après. Ce film m'aide.

Je suis consciente du fait qu'avant le 30 septembre 2005 puis le 17 février 2006 puis le 9 juin 2013 et le 8 janvier 2015 certains personnages ou certaines scènes m'auraient paru ridiculement caricaturales. Ma propre vie m'a prouvé que non. Il faudrait qu'à l'instar d'Ida je parvienne à me faire enfin respecter sans pour autant avoir recours à la violence. 

Il me fait comprendre que je ne suis pas seule à avoir une vie bousculée par les gens, les événements alors que je ne demandais rien qu'à suivre paisiblement mon petit bonhomme de chemin.

J'ai fait aujourd'hui un bout de chemin, justement, avec ma fille et c'était bien.

Le fiston, pour Terry P. était au courant mais il revendique haut et fort de ne pas lire. Presque fier. 
Affliction.

J'ai appris incidemment que j'avais probablement une légère entorse (foulure) à la cheville gauche d'où par moment de douloureux élancements. Ça surprend. Pour moi entorse impliquait choc ou chute violents. Or je n'ai rien senti que l'usure des jours de librairie.

Il faut que j'aille me recoucher : demain 8 heures de librairie, une pause si tout va bien amicale, et une soirée de fête pour la sortie du livre d'un ami et d'un de ses amis. 

J'espère qu'il n'y a pas quelqu'un que ça rend triste comme ce fut le cas pour moi avec un certain livre que j'étais en train de tenter de lancer lorsque le ciel m'est tombé sur la tête. Livre que j'ai vu arriver en librairie en poche un peu plus d'un an après. Et que je n'étais plus capable de vendre alors que j'y fus si impliquée. 

"L'or noir" de Dominique Manotti est diablement intelligent. La lecture c'est la vie. L'écriture, c'est plus compliqué.

(Quant à l'amour n'en parlons pas)

 

 

 


Les yeux bandés (humour noir)

(conversation de vestiaires) (ne pas se méprendre : tout le monde est bien triste de cet accident d'hélicoptère qui a coûté la vie à un lot de personnes dont trois au moins avaient réalisé durant leur vie des exploits sportifs)

personne 1 : - Il paraît qu'ils sont morts les yeux bandés.

personne 2 : - Ah bon, je croyais que c'était ceux au sol.

personne 1 : - Non, aussi ceux dans les hélicoptères, pour ne pas qu'ils sachent où on les déposait.

personne 3 : - Tout s'explique ! Les pilotes aussi !

 

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Petit bonheur du soir (de la nuit ?)


    Ce petit bonheur qu'il y a au retour d'une belle soirée au cours de laquelle tu as revu de bons amis et retrouvé ceux qui sont devenus proches à force de passions partagées, au moment de l'habituel coup de blues de rentrer seule sans être réellement attendue, avec la sensation que peut-être ta vie d'abord en 2006 puis en 2013 a déraillé, que qui sait si quoi que ce soit est encore vrai, puisqu'à ton égard les meilleurs mentaient, ce moment où il faudrait faire tout autre chose que tomber de sommeil, ce petit bonheur si important qu'il y a à trouver un livre (1) arrivé aujourd'hui au courrier, quelqu'un qui t'avait dit "Je te l'enverrai" a tenu parole (2), quelqu'un qui sait que ton rôle dans sa diffusion ne pourra même en cas d'être conquise et de le vendre au mieux, rester que mineur, quelqu'un qui a songé à t'offrir de cette came si particulière que sont les textes lorsqu'on y est sensible. Bref, quelqu'un qui n'attend rien mais te traite pourtant bien.

Ce petit bonheur, en ces temps sombres, tourmentés, incertains, ce petit bonheur, ça n'est pas rien.

 

(1) "Amour, Colère et Folie" de Marie Vieux-Chauvet (éd. Zulma)

(2) Ça ne t'étonne pas du tout de la part de cette personne précise, mais globalement ton expérience personnelle, ta confiance par ailleurs fracassée, fait que tu restes surprise, voire tout espantée.