La période de Saros
Hashtag mille huit cents

Une belle rencontre avec le papa (de tout le monde)

Pour une fois un homme, Celui d'ici, m'a dit J'ai rencontré quelqu'un et ce n'était pas pour me quitter dans la foulée, c'était pour me raconter quelque chose de bon, une jolie rencontre avec un type bien ; un gars qui l'a aidé.

Celui d'ici revenait des courses domestiques hebdomadaires, ce qui veut dire qu'il tirait un de ces chariots à roulettes à carreaux, rempli de lessive, de bouteilles de lait et d'eau, et portait un sac isotherme garni de produit frais. Il était fort chargé.

Un jeune gars marchait sur le même trottoir, dans la même direction, mais plus vite et légèrement. L'homme de la maison l'a laissé passer, je suppose en ce mettant un peu sur le côté et l'homme jeune après l'avoir dépassé, et supputant le poids du chargement a proposé de l'aider à en porter une part.

C'est ce que j'aime dans ma banlieue. La violence peut y être, ce monde est dur, mais la solidarité, une entraide, survient plutôt souvent. On s'y parle encore facilement. Et quand ça peut (1), je participe.

Cette fois c'était quelqu'un que j'aime qui se trouvait aidé. Ils ont bien discuté. Et je crois que l'énergie du jeune homme était contagieuse car malgré la pluie d'ennuis de ce début d'année, c'est un époux souriant qui est venu un peu plus tard au travail me chercher. J'ai rencontré quelqu'un, un gars bien, qu'il m'a dit, et il a ajouté que le garçon secourable voulait être réalisateur.

 

Alors voilà, moi qui ne le connais pas, je voulais remercier Adama JHR Camara, l'homme qui a l'énergie de ses projets et s'en sert pour aider, entre autre les plus âgés, qui sont fatigués. 

 

(1) ou quand je comprends. Ce n'est hélas pas toujours le cas, perdue qu'il m'arrive d'être dans mes soucis, mes hâtes, mes pensés. Je m'en veux encore de n'avoir pas pigé que l'homme qui m'avait arrêtée par un jour de grand froid porte de Clichy me demandait un morceau du pain que je tenais à la main.

 

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