mercredi 14 janvier 2015 : déjà une semaine d'univers parallèle
jeudi 15 janvier 2015

jeudi 15 janvier 2015 - J + 8


C'est n'avoir plus matériellement le temps d'écrire, pas même quelques lignes car rentrer tard, avoir besoin de ça, de se tenir chaud entre amis, tout en faisant semblant que la vie normale n'a pas tout à fait foutu le camp.

Il y a de fait, des bons moments (revoir Anne, Olivier ...)

Tomber de sommeil. Littéralement.

S'extirper au matin, se forcer, faire ce qui est devant être fait. C'est à dire pour l'essentiel, loin de l'ordi. 

Et puis la soirée, si possible entre amis, et puis la nuit.

Les pensées parasites, comme toujours dans les deuils, mais en pire, car tellement #WTF et si triviales par rapport à l'essentiel : ces morts par assassinats. Ainsi : craindre d'avoir la fin de ma vie sexuelle dûment horodatée - comme la plupart des éléments importants de ma vie -, par suite d'une conséquence d'un ricochet des événements. Ç'en est en tout cas probablement terminé de "l'amour Shibumi" et du désir.

Le moment de choc collectif commence à être dépassé. Bientôt les familles, les camarades, les amis, les copains vont se retrouver seuls avec leur deuil personnel. Nous y penserons encore et encore à mesure du sentiment de perte, des moments où les disparus auraient dû être présents ; quant le reste de la nation n'y songera plus. Une marée qui se retire.

Je ne mesure pas encore, je le sais, le poids de la peine. Ni les conséquences induites par les événements.

Je perds toutes sortes de menus objets : un justaucorps de danse, une trousse de toilette, confonds un objet et un autre (les lentilles de contacts soigneusement rangées dans le pot à crayons). Fais gaffe à tes clefs, the inner voice said.

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