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La Normandie ne vaut pas le Mexique mais ça y ressemble un peu

Les toasts (rêve interrompu) (par la pluie battante)

 

Je tartine avec une consciencieuse application des toasts en nombre pour une réception. Nous sommes plusieurs, tous nous connaissons au moins de vue. C'est pour un mariage comme on faisait avant dans les milieux populaires c'est à dire à la bonne franquette, à la comme ça peut, avec la solidarité et chacun qui s'y met. Un traiteur ? Un restau ? Allons donc faut pas rêver.

Les autres tartineurs causent mais j'entends sans écouter, concentrée comme si c'était tout un art que de tartiner. Leurs voix forment un fond sonore plaisant, comme quand j'étais bébé dans mon lit et que je captais sans saisir leur sens les conversations des grands. J'ai toujours depuis trouvé des brouhahas de voix plutôt calmes assez apaisants (1).

Nous nous réjouissons de la fête à venir.

Et puis l'averse qui tombe à toute blinde - il pleut des hallebardes tu les entends tomber - dans ma rue de Clichy me tire du sommeil comme un animal mis soudain en danger. Le temps de revenir dans ma peau d'être humain abrité et qui n'a laissé ouvert que la fenêtre de la cuisine et celle des WC (pas trop grave si ça flotte inside, sur le carrelage on peut éponger), le songe s'effrite : je ne sais plus de quelle fête il s'agit, les visages s'estompent, j'ai déjà perdu qui. 

Et puis surtout, elle m'a privée de la fête, la pluie.

 

(1) En l'écrivant je me souviens que j'ai vécu pareille scène il n'y a pas si longtemps, pour l'anniversaire de mon amie Colette C.

En cette année 2014 j'aurais été réveillée d'une façon très fréquente, par le bruit de la pluie qui tombait. Il pleut sans doute particulièrement davantage qu'une autre année, ou en tout cas avec plus de violence que d'épisodes crachin. Fatiguée par mon gagne-pain je tombe de sommeil relativement tôt le soir ce qui rend probablement plus léger mon sommeil du tôt matin. Ou alors il pleut davantage le matin que lors des années précédentes. 

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