Mauvaise spectatrice (mais pas très bonne intervenante non plus)
Des Jambes Interminables on ne se méfie jamais assez

Merci à Malik Bendjelloul

 

Il a été à l'origine d'un de mes plus grand bonheur cinématographique, parce que son Sugar Man sur Sixto Rodriguez ça n'était pas simplement une histoire racontée fort bien mais un bijou de cinéma, montage aux petits oignons, scénario travaillé au petit poil, ce genre d'œuvre que l'on peut voir plusieurs fois en découvrant à chaque passage de nouveaux détails.

J'apprends ce soir son décès grâce à une amie qui pratique le Suédois et vient de voir passer l'info là-bas. Hélas multi-confirmée.

Grâce à lui j'avais repris confiance, et courage. Cru à nouveau que rien n'est jamais perdu tant qu'on est encore en vie et pas trop esquintés. Je ne connaissais de lui que ce film. Pourtant je pleure un frère. 

J'aimerais que ses proches sachent combien il aura fait du bien à des gens de partout. 

 

addenda du 14/05/14, fin d'après-midi : Malik Bendjelloul le réalisateur de Sugar Man meurt à 36 ans (Le Monde avec AFP)

 

Au chagrin de la mauvaise nouvelle s'ajoute celui de ne pouvoir en parler avec celui avec lequel j'avais partagé en tout premier le bonheur du film - je l'ai partagé avec d'autres ensuite, les bonheurs sont fait pour ça -, qui en avait été si touché dans un premier temps. Avant de rencontrer celle pour qui il m'a jetée (ou bien son double jeu aura duré vraiment longtemps, ce qui hélas n'est pas exclu). Comme il semble loin le bonheur de l'hiver 2013 et d'une grande part du printemps. Quand j'y pense c'est le malheureux concert de Sixto Rodriguez au Zénith à Paris en juin qui aura marqué pour moi le début du retour des peines et autres difficultés. Un peu comme si la magie du film m'en avait un temps protégée (pensée enfantine, oui, je sais).

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