Mon fils m'a fait un joli cadeau (mais pas exactement celui qu'il croyait)
#FrenchVaudeville

Le mauvais esprit

 

Alors voilà, je sais que c'est quelque chose que bien des gens ne comprennent pas, mais ce sont des choses que l'on ne maîtrise pas ou au prix d'un effort insoutenable. Des connexions dans nos cerveaux qui se font plus rapidement que la part pensante (et qui est capable, elle, d'être respectueuse et raisonnable) d'où qu'on sort parfois des trucs qui nous fâchent des gens pour deux ou trois éternités même si au départ ce sont eux qui l'ont bien cherché (1). 

Et donc typiquement ce matin, en parcourant cet article du Monde (2), tout en constatant avec l'infinitaire de tristesse que ce #FrenchVaudeville possède hélas une part réconfortante pour moi (3), j'ai aussitôt vu cette scène 

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de "ma" Comédie Croate : The priest's children (à 17' 59"), c'était irrésistible, je n'ai pas pu m'en empêcher et le pire c'est que ça me faire rire, et que chaque fois que j'y repenserai ça me fera marrer.

Comme l'écrivait avant-hier l'amie @brigetoun :

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oui, il faudrait que je prenne la vie au sérieux. 

Le problème est que personnellement, j'ai trop mauvais esprit, que l'humour noir ne débranche jamais (4) et qu'en même temps il y a intérêt à ce que sur lui je puisse compter, car au vu de ce que j'ai pu encaisser venant de ceux qui l'instant d'avant prétendaient qu'ils m'aimaient - et moi, sincère, qui les croyais -, je ne serais plus là pour vous embêter avec ce billet. Sans parler de deux grands moments de ma vie professionnelle en entreprise qui furent d'une dégueulasserie inouïe (5). Ça va qu'en dehors du domaine affectif je suis blindée. Si je n'avais pas tant l'esprit à rire ni par ailleurs le sale instinct du paparazzo qui te fait prendre une dernière photo et que ça éloigne la mort qui ne sait patienter, il y aurait déjà au moins quinze fenêtres par lesquelles j'aurais sauté.

En attendant je me fends la pêche de ce qu'il ne faudrait pas et je navre ou fâche des gens très bien qui ne le comprennent pas.

Tant pis hélas pour eux et moi.
 

 

(1) Oui je sais, jamais je n'aurais dû te traiter de Don Juan à queue molle même après ce que tu m'as fait.

(2) "Vie privée : Hollande promet de clarifier sa situation" signé Le Monde avec AFP et garni de touites comme c'est la mode depuis quelques temps, ce qui permet de substantielles économies de rédaction.

(3) Je ne suis pas la seule à m'être fait quitter sournoisement pour une actrice, même s'il ne s'agissait pas du même type de relation et que comme dirait Facebook C'était compliqué. Et surtout moi qui me reprochais amèrement mon incommensurable naïveté, là ça va soudain mieux. Parce que l'autre infortunée, comme naïve, on fait mieux. 

(4) sauf en cas de deuil de quelqu'un de très proche et très aimé ou de même pas très proche, d'ailleurs (je pleure toujours Patrice Chéreau et sans savoir vraiment pourquoi à ce point-là, même si rationnellement c'est quelqu'un que j'admirais très très fort ; mais voilà cet homme me manque comme un grand ami me manquerait, alors que nous ne nous sommes que deux ou trois fois croisés) ou quand on me quitte comme si l'on me tuait, entre le sens littéral ou figuré du mot supprimer.

(5) Le retournement de veste insensé de monsieur G. alors que Very Big Chef et soudain lui voulaient me pousser à la démission pour atteindre leurs objectifs de compression. Retour de maternité, un stage de formation qui n'avait pas été validé car le site où l'on m'avait envoyée était restructuré (6), j'étais la suivante sur la liste des gens à éjecter.

La cheftaine scoute psychorigide qui m'engueulait pour être restée à tenter de réparer une ânerie qu'elle avait faite et qui avait bousillé certaines données et leurs accès.

(6) Oui je sais ma poisse est assez Bessettienne quand j'y pense. Et je n'ai pas ses qualités.

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