Le mauvais esprit
366 - Aujourd'hui j'attends

#FrenchVaudeville

 

De m'être grandement retenue les premiers jours (qui a dit, Ah bon, tu te retenais ?) de trop relayer ni d'en causer, ni surtout de vanner, peut-être à cause des dessins réussis du Canard Enchaîné, aujourd'hui j'ai un peu craqué. J'ai même trouvé moyen de rire face à une adaptation Made in Taïwan de The French Affair dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle ne fait pas dans la dentelle (l'adaptation). Mais bon, certains passages sont vraiment drôles (celui avec la pyramide du Louvre).

Resteront :

- un article de die Welt : Die Escapade der monsieur Hollande dont le début est assez grandiose : 

"Versuchen Sie bitte, sich folgende Situation vorzustellen: Angela Merkel hätte seit Monaten eine Affäre mit Götz George und führe dazu drei bis fünf Mal die Woche inkognito auf einem Schwalbe-Moped aus dem Kanzleramt in eine Wohnung in Moabit, deren Hauptmieter Bushido wäre. Manchmal brächte sie ihrem Lover Mohnbrötchen aus der kanzleramtseigenen Bäckerei mit. Joachim Sauer hätte davon am Freitag durch eine Veröffentlichung der "Super-Illu" erfahren und läge nun nach einem Nervenzusammenbruch in der neurologischen Abteilung der Charité. Und am Dienstag hätte Angela Merkel eine internationale Pressekonferenz vor sich, in der sie erzählen sollte, dass der Mindestlohn eine tolle Sache ist. So – ungefähr – ist derzeit die Lage in Frankreich. Parbleu.

[...]" 

et qui fait réfléchir sous des dehors badins au solide déséquilibre qu'il existe entre la façon dont les frasques amours des femmes et celles des hommes sont perçues et le coefficient d'indulgence totalement différent qui leur sont accordées.

 

- Un article fin d'Alexandre Stille pour The New Yorker 

How american is the french president's affair lequel pousse les pions d'une réflexion non inintéressante. Et dont le second paragraphe est assez sublime :

"Is the kerfuffle over the discovery of French President François Hollande’s alleged liaison with a pretty young actress a sign of the further Americanization of French life? Does it mean that the august French tradition of discretion cannot survive in a globalized, ultra-transparent world of proliferating news Web sites and Twitter? A preliminary answer, based on the initial fallout of the revelations, published, last Thursday, by the glossy magazineCloser, is both yes and no."

 

- Enfin, un article de Michel Guérin dans le Monde, au sujet du paparazzo (1) principal :

Sébastien Valiela, scoop toujours

et qui me laisse un peu perplexe : pourquoi s'est-il ainsi laissé médiatiser ? OK il doit être connu des paparazzables comme le loup blanc, mais n'aurait-il pas tout intérêt à rester totalement anonyme aux yeux d'un maximum de monde ? Aura-t-il voulu remettre les pendules à l'heure après qu'un collègue se soit attribué la "gloire" de LA photo cruciale ? Souhaité faire monter les enchêres ? 

 

(1) L'ai-je déjà écrit, je crois que oui : j'ai un faible pour certains types de paparazzi, car je sens que j'eusse pu en être, à un peu moins de scrupules et un peu plus d'argent (il faut du matos au départ) près. Qu'il m'est arrivé plus d'une fois qu'à la manière de Marcello envers le Paparazzo d'origine,

 

celui de La Dolce Vita, on m'associe, Vieni, vieni - précisément parce que j'ai sur moi un appareil en permanence - et que j'eusse été en situation de ... et ... mais non.

J'ai ainsi précieusement en mémoire une galerie de photos non faites, volontairement. La plus belle de toutes est pour l'instant un grand sourire de Juliette Binoche (et l'amour dont je parle en dernière phrase est l'homme de la maison ; ce texte a été écrit alors que mon année des malheurs à peine s'amorçait ; il est étrange de se relire intacte ; je ne suis plus la même personne). À croire que je tiens beaucoup à ne pas devenir riche. Ou que je préfère l'être de souvenirs, intérieurement. 

 

 

 

 

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