Un an après, et se dire : tout ça ne comptait donc pour rien pour toi ?
Petits effets d'amnésie ("1993")

Alors pour une fois que je voulais écouter vraiment je me réveille trop tard

 

Depuis que j'ai quitté l'"Usine" et peut-être même un peu avant, la radio du matin c'est France Culture.

Longtemps ce fut NRJ pour des raisons historiques : nous étions jeunes et elle aussi qui passait de la musique de maintenant d'alors, et était sans pub (Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ...), ça réveillait tonique. Tataboum dès le matin. Et puis ils passaient beaucoup Jean-Jacques Goldman et j'aimais bien.

Plus tard ça avait dégénéré et j'étais depuis un moment déjà dans mon époque France Inter, mais j'avais remarqué que si j'écoutais une radio qui disait des choses qui m'intéressaient j'avais tendance à rester au lit pour écouter et les enfants et moi étions en retard après. Alors je restais sur NRJ qui entre temps m'agaçant terriblement (je me souviens d'une séquence qu'ils appelaient Toilet Zone, très efficace pour me pousser à bondir du lit, éteindre, quitter la pièce et après tout c'était le but recherché) se montrait efficace.

Plus tard encore, j'ai été dégoûtée de France Inter dont avaient de toutes façons disparus plusieurs chroniques ou types de rubriques qui me plaisaient bien, et qui ne portait même plus la météo marine. Quand quelqu'un ou quelque chose me déçoit profondément, je tourne la page assez définitivement. Il y a du "allons voir ailleurs puisque cette entité n'est pas fiable" en moi, un mouvement très impérieux et que je soupçonne d'être lié à mon anémie - pas de temps à perdre ni surtout d'énergie -. France Inter désormais c'est pour moi la chronique hebdomadaire de François Morel que je lis depuis son mur FB où des auditeurs viennent la déposer. 

Je me souviens d'une première tentative alors que je subissais encore mon job lamentable, pour mettre le radio-réveil sur France Cul et d'avoir renoncé : entre une écoute intéressée et amusée et la douceur de ton, alors que nous étions deux nous nous rendormions. Je suis donc revenue sur NRJ, détester ce que j'entendais et sortir vite du lit.

Ce n'est que lorsque j'ai repris possession de ma vie et quitté le gagne-pain qui me la faisait traverser un peu comme un prisonnier (j'ai bien dit "un peu", je sais qu'un réel emprisonnement tient d'une souffrance bien supérieure) que j'ai à nouveau pu revenir sur France Culture et m'en trouver très bien : réveil en douceur à 6h25, comme ce que j'ai à faire ensuite généralement me convient, ça passe crème d'écouter un peu puis me lever quand même. 

Entre temps les enfants sont devenus grands et les urgences matinales se sont volatilisées (bon sang, comment faisait-on ? Trois à se préparer, plus un 4ème qui se débrouillait pour filer très vite très tôt le premier et 8h30 comme heure de devoir être devant l'école au plus tard) : je n'ai plus que moi à prendre en compte, le fiston est une anguille qui se faufile entre nos occupations des points stratégiques (toillettes, cuisine, salle de bain), sa sœur a son indépendance, nous ne sommes donc plus que deux à devoir nous coordonner (1). À part aux matins de piscine je peux donc même m'accorder d'un peu écouter les tranches matinales (pas après 7h15 car mon travail (personnel au moins) m'attend), ces dernières années avec plaisir et souvent grand intérêt celle de Tewfik Hakem puis de Marc Voinchet. 

Plaisir souvent décuplé lorsque je suis réveillée par une voix amie. 

Capture d’écran 2014-01-14 à 10.10.03Hier matin ce fut raté : j'ai mis trop longtemps à émerger. J'ai donc dû utiliser les possibilités de session de rattrapage (la #viemoderne a du bon), pour ne pas manquer Philippe Besson invité de l'émission "Un autre jour est possible".

 

 

 

(1) Chez moi cette perplexité : comment faisait-on au siècle dernier alors que les familles globalement étaient plus nombreuses, les sanitaires bien moins commodes (et jamais plus d'un WC et d'une salle de bain par logis, du moins chez la plupart des gens), et les horaires plus matinaux qu'aujourd'hui - dans le tertiaire en tout cas un glissement général s'est opéré vers du "plus tard dans la journée" -, il convenait d'arriver au bureau à 8 h et il n'était pas honteux de quitter à 19h, à présent c'est quand même plutôt 9 avec dès qu'on est cadre, des soirées annexées - ?

PS : Une phrase de pure provocation s'est glissée dans ce billet, saurez-vous la retrouver ? Poke @joachimsene  

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