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Choses qu'on peut faire quand même quand on est tout raplaplati

Prendre son thé

 

Je fais partie des personnes qui aiment quand le thé est bon, et le boivent non sucré, mais ne parvient pas à franchir l'étape "connaisseur".

Il y entre sans doute une part financière : l'expérience des whiskies pour moi, des grands crus pour l'homme de la maison, m'ont appris qu'à un moment donné, sauf pépites de nouvelles découvertes, on en venait à n'apprécier vraiment que des produits tout à fait au dessus de nos moyens ; parce qu'à part certains effects spéculatifs ou de folie collectionneuse (1), il y a quelque chose d'assez globalement logique entre les prix et la valeur de ce qui est à déguster. C'est en tout cas moins artificiel que venant d'où je viens je le croyais.

Mais pas seulement. Pour le thé comme le café qui sont pour moi avant tout des boissons d'écriture, je suis incapable d'apporter assez de soin à leur préparation. Et je les laisse souvent refroidir près de l'ordi, absorbée dans mon travail que je suis. Pour le café, j'ai eu la chance inouïe qu'un vendeur scrupuleux (2) qui n'avait plus l'appareil commandé disponible m'en propose un autre d'outrageuse qualité (pour le même prix), et depuis me vautre dans un luxe dégustatif insensé. Pour le thé, je dispose de ma bonne vieille bouilloire à sifflet ce qui n'est pas, ô amis connaisseurs, je le sais un bon moyen d'évaluer correctement la température requise ; d'autant plus que très franchement, entre les fois où je suis pressée et près de l'appareil que j'ôte du feu au premier frémissement et celles où il s'égosille pendant que je finis ma phrase - oh et puis celle d'après -, je ne suis même pas une bonne utilisatrice du système rudimentaire. Quand à la durée d'infusion n'en parlons pas : le plus souvent je consomme du thé en vrac que je place dans un filtre à thés que j'oublie au fond du mug ou de la théière. Ou que je retire bien trop vite si j'étais hâtive de retourner m'asseoir à l'ordi.

Il n'empêche que j'aime quand même beaucoup lorsqu'il a bon goût.

 

Ces réflexions elles aussi un peu en vrac (oui je sais, comme toujours), ainsi que le titre, m'ont été inspirées par ce délicieux billet chez l'ami (lointain de par la géographie) François :

Prendre son thé sans wifi

que je n'ai lu que ce matin - entre mon propre retard et un agrégateur qui mollassonne j'ignore pourquoi -.

 

(1) Si bien évoquée dans le merveilleux "The Angel's Share" de Ken Loach, ce film qui fait que si je meurs soudain ça sera l'esprit en paix : ce que j'avais à transmettre au monde, quelqu'un pour moi l'a fait. 

(il y avait aussi l'amour de la lecture à mes propres enfants, mais pour l'instant du moins j'ai à demi échoué)

(2) ou visionnaire, si un jour ça marche pour moi je raconterai l'histoire et ça lui fera une jolie et sincère réclame

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