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La mer

Présidentielles anticipées (l'étrange songe tourmenté des)

  

Depuis quelques temps, ayant ce privilège inouï de ne pas devoir répondre à des horaires de matin contraignants (1), et profitant de ce que l'homme de la maison bénéficie de jours de congés (bien mérités), je me réveille à mon sommeil fini. Il se trouve qu'au normal de moi, j'ouvre assez naturellement les yeux vers 7h ou 7h30, 8h l'hiver ; mais qu'en ce moment, à ces heures en France il fait encore bien nuit. 

Alors l'animal en moi choisit le plus souvent de se conformer au soleil et de prolonger son somme. Mais la fatigue courante a été éclusée, ce qui laisse la porte ouverte à des rêves en conscience effleurée dont la plupart du temps je me souviens après.

Celui de ce matin, un rêve de rendors donc, était pour une fois loin de mes préoccupations strictement personnelles, presque drôle (ou inquiétant) et donc partageable.

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J'ai rêvé qu'au lieu d'être en petites vacances impromptues en Normandie j'étais chez moi à Clichy, un jeudi de semaine normal avec le radio réveil qui se déclenche à 6 heures et demie. Ayant depuis longtemps abandonné NRJ au profit de France Culture (2), cela signifie que nous nous réveillons peu ou prou avec un flash d'informations, assez bref et concis.

Dans mon songe de Normandie j'étais donc en train de me réveiller en banlieue parisienne en entendant que puisque François Hollande devait prendre place au siège laissé vacant par Nelson Mandela dans l'Académie (une sorte d'académie française mais internationale où il était question de politique au lieu de belles lettres), le poste de président de la république se trouverait bientôt vacant et que des élections anticipées devaient avoir lieu.

On nous expliquait que c'était une sorte de promotion automatique à laquelle pour le rang et l'honneur de la France il ne pouvait déroger. 

Je songeais Oh putain le souk ! Et effectivement le prédécesseur déjà se précipitait pour sauver le pays assommant ses dauphins (au secours !), à gauche personne n'était présentable, malgré les ambitions déclarées du ministre de l'intérieur, le parti qui prétend n'être pas d'extrême droite se frottait les mains certain d'avoir une représentante au second tour et de peser lourd, très lourd. Et je ne pouvais même plus me réfugier en Belgique auprès de ... non, rien. L'Italie ? (3)

C'est peu dire que je me suis réveillée effarée, même si j'ai tenté de sourire de cette étrange académie que je venais de créer.

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PS : Je n'ai rien de grave contre l'actuel président même si, comme prévu mais un peu pire, il me déçoit. J'espérais que la gauche avancerait à très grands pas sur les sujets de société, qui ne coûtent pas à mettre en place et ne mécontentent (tant pis) que ceux qui de toutes façons sont déjà mécontents de par le fait que pour une fois dans ce pays le pouvoir leur échappe et que leurs valeurs (à mes yeux rétrogrades) ne prévalent pas. 

Je crois que ce rêve vient de l'info lue quelque part d'une voiture qui a tenté de rentrer dans l'Élysée et d'autre part d'une interview de Cécilia Attias retracée dans le Canard Enchaîné où il était fait mention de femmes qui auraient divorcé pour "se rendre disponibles" pour le président précédent alors qu'il venait de se séparer d'elle. Et que j'ai du mal à le croire. Mais du coup ça aura mis le mot "président" dans mes pensées.

  

(1) sauf aux jours de piscine mais d'une part c'est avec joie et d'autre part les entraînements n'ont pas lieu pendant les congés scolaires.

(2) Hé oui, on vieillit. 

(3) On remarquera mon peu d'appétence pour l'option pourtant la plus probable compte tenu de mes limites amoureuses et financières, Rester sur place et (tenter au moins vaguement de) résister

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