10 km de course à pied (les premiers)
Tu as perdu tes clefs, ne t'inquiète pas, elles sont là

Merci Virgile - Moralisation pour les nuls (son billet)

 

Quand j'ai démarré ce blog il y aura bientôt huit ans de cela, l'idée était d'écrire des petites "choses vues" sur Paris et la banlieue proche. Je m'étais inventée un guide, un coursier polonais, un peu inspiré de quelqu'un qui est sorti brutalement de ma vie entre-temps mais qui alors me servait effectivement d'appui pour changer ma vie - métro-boulot-marmots-dodo - que je n'avais pas tout à fait choisie (sauf les marmots, à présent grands), mais le déterminisme social si.

Je m'attendais à n'y passer qu'en tant qu'observatrice, que certaines choses seraient rudes, nos sociétés sont ainsi, mais j'espérais mettre l'accent sur ce qui est amusant ou touchant.

Puis il s'est passé plein de trucs dans ma vie et dans le pays. On s'est mangés cinq d'un président de la droite populiste, j'avais honte de ce qu'il faisait en notre nom, parfois le blog était le seul endroit, je n'ai aucun pouvoir, pour crier mon humiliation. Et tenter de dénoncer le sort fait à certains de mes frères humains. Il y a un an, le pouvoir a changé. Je fais partie de ceux que ça a soulagé même si j'étais sans illusions. Il me semble qu'il serait temps dans le monde occidental que le politique reprenne le pas sur la dictature mondiale des capitaux. Mais comment ?

Je l'ignorais alors mais des illusions, j'en avais encore. En particulier je croyais l'ensemble de mes concitoyens un peu plus évolués, pas si réactionnaires. Et moins faciles à entuber par des effets d'annonce, de façade, de poudre aux yeux. Il faut croire que des décennies d'entélévisement organisé pour offrir aux annonceurs du "cerveau disponible" et que les cinq ans de pouvoir en mode Puisque-vous-avez-voté-pour-moi-je-peux-vous-prendre-pour-des-cons ont eu leur effet. Et qu'il persiste.

Alors je me retrouve encore, lorsqu'il me reste assez d'énergie pour écrire ici à ne pas parler des petites choses de la vie qui sont celles qui me tiennent à cœur, mais de politique. 

Heureusement certains de mes amis s'y collent aussi. Ils sont plus qualifiés que moi pour le faire, leur réflexion plus avancée (quand la mienne est de simple réaction), et souvent l'expriment mieux.

Merci une fois encore à Virgile qui a mis les mots que j'aurais souhaité trouver au sujet de cette pseudo transparence dont on nous rebat les oreilles depuis qu'un ministre important s'est révélé être un menteur sans scrupule et le président au moins pire un piètre recruteur.

Lisez son billet (oui je donne un ordre, c'est à ce point là) : 

 

Moralisation pour les nuls

 

 

 

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