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Godverdomme !

Le Monde.fr

 

A Alep, en Syrie : "Mais c’est la révolution !"

Les rebelles tentent de prendre le contrôle de quartiers de la deuxième ville du pays en dépit de moyens limités. Notre envoyée spéciale, Florence Aubenas, était avec eux.

LE MONDE | 2012/07/23 11:20:15- mis à jour le 2012/07/23 12:07:42


 

attention : le lien qui précède a sans doute une durée de vie limitée, je me méfie des finasseries abonnés / non abonnés, même si j'en suis (des premiers) 


Et toi, t'en es où ?

Grâce à Embruns que je remercie infiniment pour cette pépite. 

"Behind the scene" un film de Ramon et Pedro

 

(ma seule très légère réserve étant pour le moment du verre bu, dont l'effet est raté). En revanche hé oui, l'âge où il faut grimper sur quelque chose pour se voir dans la glace (j'avais oublié).

nb. : quelques-uns d'entre vous pourraient reconnaître quelqu'un.


Une méprise favorable

un vendredi, au bord d'un long couloir,

 

Il m'avoue qu'il attendait une amie, enfin une connaissance, bredouille un peu, précise que de visu il ne la connaît pas et que bref dans un premier temps il a cru que c'était moi. Comme il est jeune et beau je suis flattée déjà.

Le temps que nous échangions les quelques mots amusés que la situation nous inspire, arrive la femme du rendez-vous. Fine et jolie et surtout d'une bonne vingtaine d'années de moins que celles que m'attribue tout calendrier pourvu d'honnêteté.

Je m'esquive équipée d'un grand sourire intérieur.

Lire la suite "Une méprise favorable " »


"En attendant Éliane" (Alain Korkos)

 

C'est un message amical circulaire que j'ai reçu ce matin ; en ce jour de commémoration de la rafle du Vél d'Hiv., pour laquelle le pays où je vis aura mis tant de temps à reconnaître sa responsabilité, et après avoir vu circuler différents sondages qui indiquaient de façon plus ou moins alarmante que les nouvelles générations savaient peu de chose de ce passé pourtant récent - il concerne la génération de mes parents et grands-parents -, je me dis qu'il est important quand on le peut de relayer ce qui permet de transmettre (témoignages comme fictions).

Un an après la tuerie d'Utoya, il est plus que jamais crucial que l'on sache jusqu'où certaines idéologies assez vite peuvent mener.

Merci Alain, grand merci.

 

*        *        *

 

 

Objet : Rafle du Vél d'Hiv' / roman en accès libre et gratuit

Date : 22 juillet 2012 12:24:05 HAEC

 

 

Il y a soixante-dix ans, dans la nuit du 15 au 16 juillet 1942, eut lieu la Rafle du Vél d'Hiv'.

 

9 000 policiers et gendarmes français arrêtèrent à Paris et en banlieue 13 152 Juifs : 3 118 hommes, 5 919 femmes et 4 115 enfants. Ils furent tous conduits aux camps de Drancy, Pithiviers ou Beaune-la-Rolande avant d’être déportés vers Auschwitz, le plus grand camp d’extermination nazi.

 

Une quarantaine d’hommes y survécurent miraculeusement, jusqu’à l’arrivée des troupes de l’Armée rouge en 1945.

Aucune femme, aucun enfant n’échappa à la mort.

 

 

CouvElianeouebtrèspetiteEn attendant Eliane est un roman que j'avais écrit à ce sujet. Il a paru en 1996 aux Éditions Syros puis fut réédité en poche par Pocket en 2002.

 

Le voici aujourd'hui, en accès libre et gratuit.

 

Alain Korkos.

 

http://plumesetpinceaux.hautetfort.com/archive/2012/07/22/en-attendant-eliane.html

 

 

 

 


Cracheur à glaçons (?)

aujourd'hui au club de gym

 

Photo0685Depuis près d'un an, nous autres les petites dames nous serrions dans un vestiaire provisoire, attendant la fin de longs travaux qui avaient vu le vestiaire femmes refait puis réservé aux hommes tandis que l'ex vestiaire homme  était transformé en vue de nous être attribué.

Voilà qu'aujourd'hui pour nos corps ravis, le nouveau vestiaire femmes nous accueillait.

J'avoue en avoir oublié un instant le chagrin. Certains luxes font du bien (1).

Et comme je souffre de froid et que la canicule qui me sauverait n'arrive toujours pas, hier nous fûmes même brièvement vêtus de novembre, bénéficier au moins une fois par semaine d'un hamman ou d'un sauna tient presque du soin médical.

Je ne dirais pas que la partie meublée de l'aménagement convient à mes goûts, ceux-ci sont bien plus frugaux. On est dans le haut de gamme cossu international, un peu les standards de l'hôtel bruxellois dont le portier me prend pour une grande séductrice (2).

Il n'empêche que c'est agréable de se laisser aller dans les bras du confort et de la propreté.

Reste un mystère : cet étrange appareil cracheur de petits glaçons. Il est placé à la sortie du hammam, peut-être y a-t-il là une pratique à apprendre, quelque chose qu'il est usuel de faire en sortant et que j'ignore. 

Photo0684

 

La personne qui avec la bienveillance d'Uncle Pio s'occupe depuis des années du ménage de notre vestiaire et avec laquelle je m'entends fort bien (3), m'a dit, C'est pour se passer sur le visage ça fait du bien. 

J'ai essayé, effectivement ce n'était pas désagréable mais ça me paraît fort surfait un tel appareillage qui crachouille sans arrêt pour une personne sur 10 à peine qui pensera à l'utiliser. Surfait et très mauvais pour notre bilan carbonne collectif de sportifs.

Je soupçonne donc un autre usage - non, je ne dis pas ça afin de déclencher en commentaires une gerbe d'hypothèses salaces - j'aimerais vraiment savoir lequel. C'est la toute première fois que je croise un engin comme ça.

L'un(e) de vous saurait-il ça ?


PS : Il n'y avait aucune bouteille de champagne à l'horizon.

 

(1) Ce n'est pas Virgile qui me contredira. 

(2) Quand je serai sortie de ma période difficile j'écrirais peut-être un billet hilarant sur une fort jolie collection d'apparences (hélas) trompeuses qui font que le portier est tout à fait dans son droit de penser ce qu'il croit. C'est d'ailleurs très flatteur pour moi.

(3) Certaines choses semblent inéluctables lorsqu'on se prénomme Gilda, comme être malheureuse en amour, danser, chanter, avoir des gens qui disparaissent brutalement de sa vie, ou qui réapparaissent très longtemps plus tard comme par magie, et s'entendre bien avec la personne des vestiaires. C'est une forme de destin.

Lire la suite "Cracheur à glaçons (?)" »


Abusez du Boson, c'est bon pour la santé

 

Dans la foulée de ce qui précédait, filez vite lire 

Je suis le Boson de Higgs et je vais vous expliquer qui je suis

(toujours chez Florence Porcel)

lequel comprend un petit salut à Alexandre Astier, décidément ce matin, de Bach au Boson, nous ne nous quittons pas.

nb. : et où je découvre via un commentaire qu'il existe une théorie de la gravitation quantique à boucles, je sens que si je parviens à piger, je vais adorer (mais là je n'ai pas même le temps d'aller y voir sur wikipédia alors débrouillez-vous)


Bach

 

J'étais gamine, c'était même avant les leçons de musique. Je ne savais rien. Mon père était de ses italiens qui même s'ils n'avaient pas eu accès à grand chose - entre guerre et venir d'un milieu peu privilégié - aimait la musique classique et l'opéra. Le dimanche au tourne disque suisse (1) il se ménageait un moment de musique. 

Comme il fallait toujours qu'il se comportât en rabat-joie, une mécanique intime qui lui enjoignait qu'il ne pouvait y avoir de plaisir sans sacrifices ou le mériter, il exigeait alors un silence de tombeau.

Ça n'a pas suffi à m'en dégoûter. Et m'a doté d'une grande culture musicale mélangée et anonyme. Parce que bien évidemment étant dans le plaisir personnel, une forme de recueillement, il n'allait pas prendre la peine d'annoncer qui avait écrit quoi, ni les interprêtes - à part parfois pour l'opéra (Ah, Di Stefano, quelle voix !) -. Ce qui fait que je connais depuis mon plus jeune âge les plus grands airs et même d'autres sans avoir la moindre idée de ce que c'est. Ils forment une sorte de tourbe sédimentée (2).

Il y avait peu de Bach, sans doute seulement les Concerti Concertos Brandebourgeois, peut-être est-ce sur France Musique - qu'il écoutait au sous-sol pendant son sacro-saint bricolage - que j'ai entendu les premiers morceaux de ce compositeur-là. 

J'avais 5 ou 7 ans, peut-être même avant. M'est arrivé quelque chose comme ce que Kozlika a su si bien décrire dans ce billet, Anna Moffo la voix d'Éros, sauf que ce n'était pas d'Éros qu'il s'agissait, mais de synapses ou de neurones, qu'est-ce que j'en sais, mais voilà, la musique de Bach du moins pour ce qui est de ces œuvres pas trop flamboyantes, est celle qui traverse tout droit tout mon cerveau, entre en résonnance avec chacune des cellules, atteint quelque chose d'ancestral et séculaire ; elle est la case départ. 

Parmi mes premiers disques, un coffret de musiques de Bach pour orgue, grands vinyls noirs que j'ai presque usés sur mon petit électrophone. Plus âgée il m'est arrivé pour tenter de débrouiller un problème de maths, un devoir de physique ou une version latine particulièrement ardus, de me passer l'un ou l'autre afin de m'aider à démêler d'écheveau.

Alors que j'étais triste après une bonne journée mais qui montrait à quel point les difficultés actuelles de ma vie de femme et de nos vies d'écrivants semblent sans solution, une sorte d'impasse aux murs élevés dans laquelle nos ailes si elles parviennent à battre, ne peuvent se déployer, je me suis réveillée ce matin avec l'Allegro du Concerto Brandebourgeois numéro 6 qui jouait victorieusement dans ma tête (3). 

Peut-être que finalement, on s'en sortira.

Comme je suis partageuse mais un peu facétieuse, je vous propose un long ensemble, il se cache en son sein

 

 

(1) Une merveille mais qui a disparu et qu'à sa mort on a retrouvé nulle part. L'aurait-il offerte à quelqu'un ainsi qu'il l'avait fait avec le vélo de mon grand-père, un des autres rares objets auxquels j'étais attachée.

(2) Dit sans mépris, je suis une grande amatrice de whiskies tourbés et je sais que tant de générations ont dû leur survie d'hivers au piètre chauffage qu'elle fournissait.

(3) Alexandre Astier n'y est pas pour rien, ni non plus sans doute indirectement mon patron et la musique qu'à la boutique nous écoutons.

 

PS : Mozart, en revanche, mis à part dans le requiem et quelques pièces précises, ça n'est pas chez moi.



Jour pluvieux mais si heureux

 

P7208256_2

 

Mission accomplie malgré le temps automnal (tu avais d'ailleurs remis le chauffage, je n'ai pensé qu'après que nous aurions peut-être pu davantage en profiter) et que quand je suis arrivée, puis à nouveau vers le milieu de l'après-midi enfin quand tu m'as accompagnée en voiture jusqu'à l'arrêt du tram - un rendez-vous de soins t'attendait - il pleuvait à plein couteaux. La difficulté que nous avons de nous quitter. Un dernier baiser.

Je suis revenue avec le lot de tes livres à transmettre, dûment dédicacés, l'espoir fou qu'ils recevront bon accueil et que la vie enfin sourira. Mon pantalon n'a pas recraqué - pour le glamour, c'était raté, quelle ridicule arrivée -.  P7208264_2

 

Il nous aura manqué du temps, entre les courses, même rapides (1), ton rendez-vous, mes horaires restreints, mais c'était si simple et si bien. Ce moment, après la photo - le printemps si pluvieux et le début d'été ont rendu la végétation luxuriante, c'est si impressionnant -, quand nous avons cherché des yeux en vain les écureuils, ton geste tendre, tes mots pour raconter. 

Le bonheur du livre achevé.

Et qu'on le veuille ou non, l'espoir ténu d'un avenir meilleur et d'un peu davantage lorsque tu iras mieux.

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(1) Et malgré tout le travail et les difficultés, tu avais pensé à l'avance à la pasta speculoos crunchy que j'ai du mal à me procurer. C'est sans doute peu de choses, mais j'y suis sensible, je suis touchée, ces petites attentions précises qui font qu'on se sent (bien) aimée. J'espère que nous nous reverrons bien avant que le réapprovisionnement ne soit nécessaire (quand tu viendras signer ?). En revanche je ne sais pas quand je trouverai le temps de regarder le DVD, même s'il me fait plaisir aussi, et son choix attentif (mais tu le sais).