La couleur de mes rêves
Veille de vacances

Vertigineux

 

Comme les rares fois où j'ai fait l'objet d'un privilège, je sais que ça ne saurait durer. Alors je l'écris, vite, afin de m'en souvenir.

Voilà, pour l'instant que nous devons être les seuls (ou les deux seuls) habitants de l'immeuble connectés via la fibre optique, on se retrouve avec une connexion supersonique rien que pour nous.

Mon fiston qui est un gamer invétéré, s'en réjouit au plus haut point.

Pour ma part, je suis ravie mais un peu étourdie. Cette vitesse me donne le vertige. Il se trouve que je tape relativement vite au clavier, en tout cas presque aussi rapidement que mon cerveau assemble les mots. Que j'ai depuis quelques mois un ordinateur qui est un petit bijou et fringant comme les tout neufs le sont. À présent, dès que je clique pour l'envoi, surtout sur twitter (1), la page, la phrase, le statut ou que sais-je, est instantanément envoyé, j'ai donc l'impression troublante de travailler sur l'ordinateur par transmission de pensée.

Je risque d'expédier des bêtises, sans avoir eu le temps d'y songer. Me voilà guettée par le syndrome de Valérie modulo mineur (2).

Et j'ai la sensation très physique d'être en 2012 enfin entrée dans le mythique L'An 2000, que tout gosses, d'un temps où l'installation d'un simple gros téléphone gris à cadran demandait au français moyen une longue patience, on imaginait.

Ne manquent plus que les voitures volantes. Pour le reste, ça y est. 

 

(1) Lequel un peu surpris n'arrête pas de me rappeler à l'ordre "Oups, you already tweeted that".

(2) L'homme de la maison ne détient pas un poste à responsabilités. Et, ça vaut mieux pour lui, il n'est pas médiatisé.

Commentaires