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Vacances et cinéma (festival de La Rochelle, 40ème édition)

 

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Comme chaque année depuis 8 ans (j'entame la 9ème fois), il va y avoir une dizaine de jours où la vie du blog sera plutôt par là. 

   


Vacances et cinéma

 

Évidemment je commencerai par chroniquer (ou tenter de, mais au moins en écrivant trois mots) scrupuleusement chaque film que je verrai, puis je serai comme chaque année happée par les séances inévitables, les rencontres successives, les petits films vus par hasard de salles complètes alors on se rabat sur la projection voisine, et qui donnent soudain envie de voir tous ceux du même réalisateur, ce qui remplit l'emploi du temps.

D'ailleurs le premier film, ça commence bien, je n'ai pas su le chroniquer. Je n'oublierai jamais que le plus beau geste d'amour est parfois une baffe.

nb. : Il existe aussi un blog officiel du festival, j'en dépose le lien ici, sans savoir encore de quoi il sera fait (l'édition 2012, fors un édito, n'y est pas encore lancée à l'heure où j'écris)

Au cœur du festival


Veille de vacances

 

Longtemps je me suis couchée tard j'ai cru que mon surmenage de veille de vacances, mes bagages en nocturne, mes arrivées éreintée sur le lieu de villégiature étaient dues à la mauvaise combinaison entre la thalassémie  et travail de cadre en entreprise où, bien qu'ayant un salaire faible eût égard au travail fourni, j'étais quelqu'un d'indispensable ... plus particulièrement quand mes chefs s'apercevaient qu'ils auraient une période à faire sans moi. Dès lors je me récupérais selon leur degré de panique, et après m'être organisée pour finir proprement, des urgences mal ficelées à l'avant-veille du départ, des sales trucs à boucler et qui faisaient que je terminais par des journées de 12 ou 15 heures, l'idée étant de ne pas laisser des trucs pourris à dépanner par mes collègues lesquels allaient avoir bien assez avec les urgences soudaines de la période.

Longtemps aussi, il y a eu trois mois par an durant lesquels j'essuyais systématiquement une maladie qui me clouait au lit pour une durée plus (mononucléose) ou moins (rhume carabiné) longue : novembre (premier froid), février (l'hiver m'a épuisée et je n'en vois pas le bout), juillet (au sortir de l'hiver j'ai vécu à 300 à l'heure afin de rattraper le temps perdu par hibernation : avril, mai et juin une vie de ministre en exercice et j'arrive exangue en juillet où la première saloperie me cueille avec aisance).

Mais depuis que ma vie professionnelle me convenait j'espérais sursoir à ces petits tracas (1).

Que nenni. 

Me voilà vers 3 heures du matin ayant à peine fini ma valise, complètement à la bourre dans tout ce que je fais (2). 

J'ai fait au travail, le vrai, le bon, celui que j'accomplis avec satisfaction, des journées finales normales. Allez, tout au plus puis-je concéder que j'ai bouclé toutes les caisses de retour, et envoyé toutes les commandes en attente.

Seulement je me retrouve quand même avec la fatigue écrasante de devoir tout faire vite, vite en dernier.

Quelque chose m'échappe.

 

 

(1) Ces MPP dirait Anita car ce sont tracas de qui possède : 
1/ un travail ;

2/ la possibilité de partir en congés.

 

(2) Avis à mes mécènes préférés : suite des envois après le 10 juillet. Avis à Nadine : je ferai de là-bas le virement de la somme que je te dois.

 

PS : Si un cambrioleur lit ce billet qu'il n'en déduise pas que c'est le bon moment pour passer. D'abord le seul objet de valeur commeriale est mon ordinateur, le reste n'est que bouquins, et trucs usuels d'usage remplis de vétusté ; et l'ordi, je l'embarque avec moi. Ensuite l'appartement sera loin d'être vide et dans ceux qui restent y a du grand et du musclé. En plus, on a une fuite d'eau (montante !).


Vertigineux

 

Comme les rares fois où j'ai fait l'objet d'un privilège, je sais que ça ne saurait durer. Alors je l'écris, vite, afin de m'en souvenir.

Voilà, pour l'instant que nous devons être les seuls (ou les deux seuls) habitants de l'immeuble connectés via la fibre optique, on se retrouve avec une connexion supersonique rien que pour nous.

Mon fiston qui est un gamer invétéré, s'en réjouit au plus haut point.

Pour ma part, je suis ravie mais un peu étourdie. Cette vitesse me donne le vertige. Il se trouve que je tape relativement vite au clavier, en tout cas presque aussi rapidement que mon cerveau assemble les mots. Que j'ai depuis quelques mois un ordinateur qui est un petit bijou et fringant comme les tout neufs le sont. À présent, dès que je clique pour l'envoi, surtout sur twitter (1), la page, la phrase, le statut ou que sais-je, est instantanément envoyé, j'ai donc l'impression troublante de travailler sur l'ordinateur par transmission de pensée.

Je risque d'expédier des bêtises, sans avoir eu le temps d'y songer. Me voilà guettée par le syndrome de Valérie modulo mineur (2).

Et j'ai la sensation très physique d'être en 2012 enfin entrée dans le mythique L'An 2000, que tout gosses, d'un temps où l'installation d'un simple gros téléphone gris à cadran demandait au français moyen une longue patience, on imaginait.

Ne manquent plus que les voitures volantes. Pour le reste, ça y est. 

 

(1) Lequel un peu surpris n'arrête pas de me rappeler à l'ordre "Oups, you already tweeted that".

(2) L'homme de la maison ne détient pas un poste à responsabilités. Et, ça vaut mieux pour lui, il n'est pas médiatisé.


La couleur de mes rêves

 

Il se trouve que depuis des mois (ne suis pas parvenue à situer) la plupart de mes rêves, ceux de juste avant un réveil et dont je me souviens, ont lieu dans une lumière crépusculaire sauf de rares moments de ceux-ci qui baignent dans une surexposition digne des années 70, ou quelques-uns. 

J'ignore si c'est ce printemps trop sombre, mon ou mes chagrin(s), la prémonition d'heures littéralement sombres à venir, mais cette persistance d'une ambiance qui ressemble à l'option "dramatize" de mon appareil photo, commence à me peser. 

Il se trouve qu'hier lorsque je suis rentrée de mon cours de danse, Stéphanot regardait un "Top 50" sur MCM. J'ai à cette occasion découvert ce clip.

 

La couleur de mes rêves est exactement celle qui y figure entre 1'02" et 1'23". Celle des moments surexposés est celle de juste après avant qu'ils n'entrent dans le grand bâtiment désaffecté. Par ailleurs ce clip me laisse troublée par la ressemblance entre le gamin qui y tient le rôle principal et le petit Enzo Staiola de Ladri di biciclette, jusqu'à sa démarche si particulière.

 

74_ladri_di_biciclette_1 source de la photo, cet article-là


Transmission de pensées

 

Le tourbillon de la vie tourbillonne en ce moment particulièrement fort, ce dont je ne me plains pas - l'essentiel concerne le travail et j'aime mon gagne-pain, je ne dirai jamais assez combien ça fait du bien -, il n'empêche que depuis le soir où m'a rattrapée, comme tant d'entre nous, la mauvaise nouvelle, pas un jour ne s'est passé sans que je pense à François et à ceux de ses proches que je connais.

Le mauvais temps et la surcharge d'activités limitent mon énergie. De retour d'un heureux moment partagé, aujourd'hui j'ai longuement dormi. Et alors qu'enfin en fin d'après-midi j'atteignais l'ordinateur, ce billet de Kozlika est arrivé à point nommé pour exprimer mais en mieux, les pensées qui me venaient en cet instant précis. De façon plus où moins douloureuse selon notre degré d'intimité, mais pour tous profonde et persistante, François n'a pas fini de nous manquer.

Merci @Kozlika de l'avoir aujourd'hui si bien exprimé.

 

 


Delayed coming-out

 

Je rentre de la danse alors que Stéphanot tout en jouant sur l'ordi a mis sur la télé comme fond d'ambiance un classement des clips. J'aperçois celui du jeune homme à mèche désormais relevée , que je n'avais jamais vu que dans des photos fixes ou de brèves images d'un mème inévitable où il se mangeait une vitre. 

- Il a déjà fait son coming out, ou pas encore ?

- Ça va pas non, ça pousserait des millions de jeunes filles au désespoir et elles se suicideraient.

Suis-je la seule à penser que les jeunes filles ne sont pas si dupes, mais que ce sont ses managers, profiteurs professionnels et autres banquiers que ça perturberait ?

Je continue à rêver d'une époque où l'orientation sexuelle quelle qu'elle soit ne se cacherait, ni ne se proclamerait, et où la question ne se poserait qu'aux partenaires potentiel(le)s (ou précisément pas) mais crains d'avoir plus de siècles d'avance que ne durera l'humanité.

  

nb : le plan de coupe à 3'14", hé les gars, vous auriez au moins pu prendre un danseur avec la même pointure.


"J'habite au 9ème" (les Frères Ennemis)

 

Comment l'un des frères ennemis a échappé à Brigitte Bardot

(sketch retrouvé grâce @quitusais qui m'en a donné l'envie et que je remercie)

 

Ne peux les regarder sans penser, comme dans la chanson de François Morel Qu'est devenu Teddy Vrignault ?, ce qui donne une teinte triste à leurs sketchs qu'en ce temps-là elle n'avait pas (oui je suis particulièrement sensible au sujet des personnes qui se volatilisent, ce qui n'étonnera pas).


Le passage à la fibre

 

Alors voilà, grâce à un appel commercial auquel j'ai répondu inconsidérément, à une panne temporaire consécutive, au mariage d'une amie (du coup j'ai eu le temps d'un passage en boutique impromptu) ... et au fait que l'immeuble où j'habite ait été préalablement raccordé, me voilà avec les enfants, passée à l'ère de la fibre optique.

Premières déceptions : la lenteur de la mise en œuvre ; le technicien était correct mais seul. L'immeuble est vieux. L'appartement encombré (j'avais dégagé mais j'ignorais qu'il aurait à passer là où il l'a fait, d'où une forme de déménagement sur place). Eût-il été deux et l'intervention préparée, il n'aurait certainement pas mis près de 5 heures. Il a fallu entre autre qu'il effectue tous les raccordements sur plusieurs étage afin d'arriver jusqu'à ce que je suppose être une sorte de boîtier relais.

mon problème de connexion jusqu'à la cuisine persiste exactement comme avant. Tout se passe comme si dans cette pièce, légèrement exentrée après un coude du couloir, je captais mieux les wi-fi des voisins que le mien.

La télé et ses centaines de chaînes, en vrai ça marche moyen. Lenteur pour passer de l'une à l'autre. Des blocages parfois. Ça ne sert pas à grand chose d'avoir un grand choix si en pratique on n'y accède pas.

Première satisfaction : grande facilité de première connexion ; et puis la vitesse n'est pas une fiction : si l'on est à bonne portée de la source du wi-fi les pages s'affichent instantanément.

Je sens que désormais, partout ailleurs, ça me semblera lent.

 


De la fibre aux coupes

Il a tant fallu dégager d'objets dans notre appartement qui, Stéphanot le dit, ressemble niveau bazar à un grand cagibi, que j'ai dû déloger les coupes de pétanque du dessus de meuble qui les hébergeait histoire d'y poser des caisses pendant les travaux.

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J'en ai profité pour les nettoyer.

Ça leur arrive rarement.


366 - Aujourd'hui est une petite annonce

 

À la veille de notre bascule vers un peu plus de belle modernité, il convient que je prévienne d'un risque non négligeable de période sans connexion ou assez incertaine.

Mais il paraît qu'ensuite ça devrait dépoter.

Et au passage la maison va devenir rangée. Enfin presque.

Que ceux qui attendent un courrier de ma part, annoncé un peu tôt par rapport à mon emploi du temps trop chargé ne s'inquiètent pas : je n'ai pas encore eu le temps de passer à la poste et la semaine qui vient s'annonce à peine moins agitée.

 

Pour info si certains sont susceptibles d'être concernés : quand on a un vieil abonnement internet haut débit chez orange et qu'on passe à la fibre optique dans un quartier dûment relié, le nouvel abonnement est moins cher que l'ancien. 

(ô époque où tout fonctionne en dépit du bon sens et où seuls comptent les objectifs commerciaux)

Après, j'ai un peu peur d'essuyer les plâtres d'une technologie de pointe mais plus fragile que celle, globalement assez fiable, qui la précédait.