366 - chaleur de
366 - Ça n'aurait pas dû se passer ainsi

Comme dans un très vieux rock'n'roll

Depuis toujours de ma vie, mais parfois comme ces jours derniers ça me réveille la nuit

 

 

 


William Sheller - Dans un vieux rock'n'roll par peter95000

 

Certaines femmes entendent des voix, qui en firent de la politique, de la littérature ou une mort prématurée que l'on n'aura jamais fini de regretter. Je ne suis, tant mieux et hélas, dimensionnée que pour la version burlesque de l'histoire, même si la voix de Don Camillo me visite parfois, à savoir des ritournelles qui prennent possession de ma cervelle pour un temps qu'elles seules maîtrisent. 

Elles ne le font hélas pas qu'à moitié. Au point de me gêner au téléphone, de m'obliger parfois à faire répéter qui me vient de me parler : de mon haut parleur mental je ne maîtrise ni sujet ni son.

Parfois la présence d'un air ou d'un autre s'explique par une malencontreuse association d'idées.

D'autres fois, j'ignore totalement pourquoi je me réveille, ce fut le cas ce week-end, avec en tête une pesante chanson, un slogan publicitaire d'antan, le générique - si possible insupportable - d'un antique feuilleton. P4185581 - Version 2

Il m'arrive aussi de me réveiller la nuit : tel un voisin indélicat rentrant tardivement d'une soirée arosée et allumant à fond sa chaîne hifi, une partie de mon cerveau vient de mettre en route sa radio personnelle, un ancien "tube" généralement. J'ai ainsi eu droit cette nuit à Yesterday et dont je ne me suis pour l'instant pas débarrassée. Étrange acouphène.

Ce qui me surprend, c'est la quantité de paroles à mon insu mémorisées : je n'aimais pas particulièrement les airs ni les textes. Tout pourtant m'en est resté.

L'avantage du phénomène est qu'au moins l'air en cours me libère du précédent. Celle qui est partie je ne sais pas pourquoi, elle n'a pas dit, a ainsi chassé la neige rose des matins d'hivers et l'oiseau qui, de toutes façons, s'était envolé ; si jamais il revenait je lui dirais que tu l'attendais.


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