Serais-je devenue trop âgée ?
Notre soir sans compassion

Quel chauffe-eau !

Il y a moins d'une heure, le temps de chauffer un thé (et de finir mon chapitre)

 

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Je suis en fin de sieste, à défaut d'être crapuleuse un rêve (au moins) fut érotique : je faisais en bonne consolante l'amour avec David K., lequel se révélait effectivement un remarquable amant, et m'étais réveillée en pensant qu'il faudrait que je m'excuse auprès d'Éric R. pour avoir mis en doute les mérites qu'il lui attribuait.

Le livre que je lis me va exactement, je ne sais pas comment dire autrement. J'attends un instant entre le retour à l'éveil et celui de le reprendre, savourant la brève anticipation du plaisir de la lecture. 

Stéphanot peste dans son casque où il échange ordres et insultes avec ses partenaires de jeux, parfois avec un zeste d'humour, souvent hélas avec une vulgarité qui me fait réagir.

Les nouveaux voisins de palier écoutent leur musique un peu fort. J'en perçois la rythmique malgré le mur épais.

Il y a du soleil, l'après-midi du bon côté. Des enfants, deux ou trois jouent dans la rue. S'interpellent et j'aime ça. Ces bruits de ville vivante. 

Notre rue possède une caractéristique phonique particulière un peu comme certaines stations de métro : placés à un endroit précis du trottoir ou du quai, des paroles mêmes chuchotées se répercutent en face très distinctement.

Je crois donc entendre l'un des enfants dire à l'autre, entre admiration et légère moquerie :

- Quel chauffe-eau !

(un peu comme il aurait dit C'est malin ! en découvrant que l'autre avait trouvé pour jouer à cache-cache une planque astucieuse (on ne pouvait pas l'y trouver) mais un peu bête (il en sort couvert de cambouis)).

J'ai vraiment cru entendre "chauffe-eau", me doute qu'il s'agissait d'un autre mot, mais ne parviens pas à deviner lequel.

Je ris et reprends mon livre.

[photo : un autre jour, le même endroit, où je crois que les enfants jouaient - il n'y a pas de chauffe-eau on peut le constater] 

 

PS : Pendant ce temps à Linkebeek en Belgique, une manif d'ultra-nationalistes. Notre vieille Europe est très mal barrée si la seule réponse attractive pour le peuple devient face au capitalisme foireux et débridé, la haine de l'autre, parfois même du voisin. Tout le monde n'a pas eu un dimanche après-midi calme. Toute mon admiration au photographe courageux.

Addenda du 19/09/11 au matin : manifestation à Linkebeek (nationalisme ordinaire)  sur son blog. Finalement certains traits que je trouvais caricaturaux dans la pièce musicale "René l'énervé", je retire ce que j'ai dit, c'était juste réaliste - les nationalistes étant peu ou prou du même tonneau partout, la différence avec les Flamands Belges étant qu'ils haïssent leurs tout proches compatriotes quand en France on va chercher le haïssable un tantinet (parti de) plus loin -.

 


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