S'en passer ou pas (swimming addict - entre autre -)
Le métro dont on ne descend pas

Un témoignage

Je ne suis pas compétente pour parler du fait divers qui vient de se passer en Norvège. Pas trop surprise non plus depuis le temps que les idées de haine qui ont si bien prouvé leur toxicité au siècle dernier refleurissent, que quelque chose comme ça survienne, mais étonnée que ça soit là-haut, même si un film vu récemment et la lecture de romans en prise avec la société m'avaient appris qu'il existait un danger ; et atterrée par l'ampleur du carnage.

Mon sentiment d'impuissance fait que je n'ai pas particulièrement recherché d'informations à ce sujet, je me sens triste pour les personnes concernées et inquiète sur ce que ça dit de nos sociétés. Reste qu'une perplexité quant à la capacité de destruction d'un seul homme (si c'est confirmé que celui qui arrêté revendique ces actes était vraiment seul), m'a fait consulter quelques liens.

Dont celui-là, témoignage que nous accorde une survivante, Kamzy, sur un blog qui semble habituellement consacré à des écrits moins personnels. Une phrase m'a saisie ("Jeg vil heller drukne enn å bli skutt."), mais comme je ne parle pas le norvégien, je n'étais pas certaine de l'avoir bien comprise. Pour une fois j'ai usé d'un google translate et comme le résultat est loin d'être indécent (1), et qu'elle y dit, sous le choc, qu'il faut témoigner, j'ai décidé de le partager :

The worst day of my life

Pour autant, je ne sais pas si ça peut aider. Disons que c'est tout autant pour saluer son courage et quelque chose que je ressens qui est de l'ordre de la fraternité, même si aucun de nous ne peut savoir en situation extrême comment il réagirait. Pour dire merci d'avoir écrit. Et sans haine.

 

(1) En fait des personnes en commentaire ont eu la présence d'esprit de traduire

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