La gare rebaptisée
Un témoignage

S'en passer ou pas (swimming addict - entre autre -)

Today, right here

 

La belle saison pour la nage avait pourtant bien démarré, par un bain en mer Méditerranée lors d'un week-end à Marseille qui s'était divinement passé (le week-end, le bain, la bouffe, la b... non rien, les amis retrouvés, jusqu'au temps qu'il faisait). Contrairement à l'an passé, aucune vile tendinite n'était venue me perturber, mon corps était douloureux comme il l'est à l'ordinaire c'est à dire un peu souvent d'un peu partout mais de façon supportable.

Le printemps avait été splendide, je m'apprétais donc à vivre un bel été bien nagé.

Las, à La Rochelle, les bains des premiers jours se trouvèrent compte tenu des horaires des marées en concurrence avec Buster K., lequel l'emporta. Qu'à cela ne tienne, j'allais me rattraper les jours d'après. Sauf qu'entre temps le printems ayant porté des couleurs d'été, l'été se prit de vouloir anticiper l'automne. Il eût fallu un héroïsme particulier pour m'en aller nager. Je m'en suis abstenue.

Le week-end d'après j'étais invitée dans une maison de rêve, pourvue d'une piscine. J'ai calé un maillot dans ma valise dans l'espoir de compenser par des brassettes privées les kilomètres maritimes dont j'avais été privée.

Pas de chance, une citerne d'eau de pluie avait fait la piscine verte, et puis de toutes façons après un bref jour de beau, ce fut l'automne là-bas aussi.

J'ai la chance inouïe grâce à un club proche de chez moi, de pouvoir deux fois par semaines m'entraîner le matin. Le hic est que ce club concernant essentiellement les jeunes scolaires suit les vacances de ceux-ci. Ce qui le rend fermé en août et en juillet, lorsqu'il serait si bon de s'entraîner à la fraîche chaleureuse du début de journée. Reste la possibilité d'aller accomplir quelques longueurs le dimanche matin. Je m'attendais donc aujourd'hui même à pouvoir me consoler de trois semaines sans.

"Piscine fermée pour travaux et vidange des bassins jusqu'au 31 juillet".

Décidément, cette année ...

À l'instant où de retour de la piscine close, j'étais en train de constater combien je supporte mal de ne pas nager, je tombe sur cet article du blog de Maïa Mazaurette, celle qui parle de sexe sans que ça soit vulgaire et en parvenant même que ça soit drôle aussi.

Je trouve curieux que dans l'étude évoquée soient mélangées des éléments de l'ordre d'une activité volontaire (l'internet) et d'autres d'une activité physiologique incontournable (le sommeil). Mis à part les indispensables : dormir et boire (je ne saurais me passer de l'un comme de l'autre plus de 24h, pas vous ?) puis manger puis ce qui relève de l'hygiène et du soin, qu'on peut rester un peu plus longtemps sans, mais en se portant moins bien, mis à part ces activités qui me semblent relever davantage d'une obligation de corps humains que de choix, je dirais sans l'ombre d'une hésitation : 1/ lire 2/ écrire  3/ nager 4/ faire l'amour 5/ photographier 5bis/ marcher (longuement) (tout en pratiquant 5) 6/ danser 7/ écouter de la musique 8/ voir un film 9/ prendre un verre ou un repas, bref du bon temps avec les amis ou les bien-aimés 10/ jouer de la musique.

Il y a également d'autres activités que j'aime beaucoup mais je peux m'en passer très longtemps d'affilée si la vie n'en offre pas ou plus la possiblité (par exemple, voyager).

Et pour le malheur de ceux qui partagent mon logis, je peux me passer entièrement et pour au moins la moitié d'une éternité d'accomplir la moindre tâche ménagère ou administrative. Curieusement, des moments consacrées à celles-là, l'existence est une pourvoyeuse généreuse. 

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