Un témoignage
Le retour des vieilles choses (étrangement coordonné)

Le métro dont on ne descend pas

Aujourd'hui, ligne 13

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Sans doute qu'il avait dépassé la limite de vitesse, qu'il est amoureux, distrait, ou qu'il a de la famille en Norvège, mais voilà le conducteur, ou bien la rame qui fut défaillante, a foiré l'arrêt à Miromesnil, un peu secouant, décalé par rapport aux portes pallières et puis cette annonce curieuse : "Par suite d'un problème au freinage nous ne marqueront pas l'arrêt à Miromesnil". 

J'y avais une correspondance, ce fut comme qui dirait foiré. Heureusement que j'avais pris la précaution du "quart d'heure treize", partir par rapport à mon heure prévue, un quart d'heure avant. Il a été entièrement consommé par cette descente impossible et le demi-tour laborieux qu'elle a engendré.

Je ne fus bien sûr pas la seule concernée. En cette heure de début d'après-midi, en ce creux de l'été, les passagers furent d'un calme parfait, d'une courtoisie exemplaire, une dame a même commenté, l'arrêt raté ayant été brutal, "Ce qui compte c'est qu'on s'est pas fait mal".

Au retour du soir j'ai appris que quelque chose brûlait ligne 7 vers Chaussée d'Antin, qu'une évacuation a eu lieu, que la fumée s'épaississait. Le métro-qui-ne-s'arrêtait-pas était donc un moindre mal.

Mais surprenant.

 

[photo : dans Clichy ce matin]

 

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