La folle du jeudi soir
Aujourd'hui j'ai grandi

Mot d'excuse

ces semaines de mai (et juin sera pire)

 

Je suis donc en retard dans tout ce que je fais, vie plutôt belle mais trop remplie, où je ne parviens plus même à faire mes lessives, tenir mon fotolog, participer au Petit Journal et ouvrir le courrier postal, répondre aux messages n'en parlons même pas, quant à suivre l'actualité c'est juste parce qu'elle est en ce printemps si mouvementé et terrifiante (je pense aux victimes au Japon et aux morts de guerres civiles / révolutions plus particulièrement) qu'elle est impossible à ignorer à moins d'un isolement volontaire draconien.

Je ne conserve le temps de lire que parce qu'il s'est professionnalisé, et n'écris plus, à nouveau comme dans ma vie d'avant, que sur des temps sauvés.

Je prie donc les parents et amis que mon silence ennuie ou mon manque de disponibilités (si vous voulez vraiment me voir vous savez où me trouver, même si ça manque d'intimité ; et sinon, de grâce, prévenez à l'avance (1)) de ne pas m'en tenir rigueur. Je ne suis pas fâchée. Et de toutes façons ne suis pas de ceux qui boudent donc mon silence a forcément une autre raison. Si je ne réponds pas c'est juste qu'aux soirs je m'endors en rentrant tout droit, qu'aux matins je cavale et qu'aux week-ends j'ai répondu présente à des vadrouilles proposées ou choisies.

Après la mi-juillet, ça devrait se calmer. Et j'envisage en août de ne pas ou très peu bouger.

Cette sur-occupation n'est pas un choix délibéré, elle découle d'engagements qui se sont développés de façons florissantes à un point que je ne pouvais imaginer. Et qui sont porteurs de bonheurs quand certains autres me sont refusés. Je ne peux donc m'en détourner, ils me font tenir.
Mais la vie qui m'irait serait de vivre retirée auprès d'un homme que j'aimerais et qui m'aimerait, nager au tôt matin après avoir délicieusement baisé, déléguer toutes les tâches ménagères et écrire toute la journée. Photographier lors de brêves sorties, pour le chien à promener ou du pain frais à aller chercher. Retrouver les amis pour deux ou trois heureuses soirées par semaine. Et continuer à lire tout le temps.

À part lire et nager et certaines soirées, c'est pour l'instant un peu raté. Déjà pas si mal, quand même, on dira.

 

(1) Vous qui n'êtes à Paris que de passage en coup de vent. Ce n'est pas que je ne veux pas qu'on se voie, au contraire ça me ferait plaisir, mais je ne suis pas d'accord pour annuler au dernier moment d'autres engagements auprès d'autres personnes et qui étaient prévus avant. Grand merci au passage à celui qui est passé samedi en ayant pris soin de proposer plusieurs dates possibles, et se revoir c'était si bien.

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