Regrets confirmés - pour l'instant, j'espère qu'un peu ça peut changer -
Un salon aux jardins

Cher café

dimanche dernier, au bord du "bord du soir" ;-) (mais avant 20 heures)

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J'avais le choix entre arriver très tard et tout juste en traversant tout Paris deux fois, et débarquer trop tôt mais tranquillement.

Finalement j'ai saisi la deuxième option.

Mais la météo était défavorable. Une fois sur zone, pas moyen d'attendre en me baladant ou en photographiant. Une seule solution, le café du coin.

D'accord ce n'était pas n'importe quel coin puisque Châtelet. C'est donc un coin du plein milieu. Mais je n'avais pas choisi le plus chic. Simplement un d'où je pouvais voir l'entrée d'où je comptais aller et prendre éventuellement place à temps dans une file d'attente.

J'ai voulu être raisonnable, j'ai donc pris un café. Assise. Au calme. A l'abri. Pu aller aux toilettes qui étaient plutôt propres et bien entretenues.

A l'heure dite, j'ai payé, et suis allée voir de quoi il retournait car en lieu et place d'une file d'attente, je voyais des gens arriver, entrer, et peu après partir. Mauvais signe.

J'avais de la monnaie, j'ai mis le compte rond, j'ai filé ... pour apprendre par un homme jeune et charmant qui dépité s'en allait, que la lecture espérée était annulée (1).

C'est seulement dans le métro qui m'embarquait vers un autre lieu de littérature, que j'ai ressorti le ticket machinalement empoché.

Deux euros soixante.

Pour un et un seul café.

M'est revenu mémoire d'un temps, peut-être parce qu'il avait duré à ce tarif de façon assez stable, où le café en salle coûtait deux dix.

En FRANCS.

En 15 à 20 ans, ce prix d'un élément de base (un café dans un café) avait donc été multiplié d'un ordre de 7. Il ne me semble pas que les revenus de l'ensemble de mes parents, amis et connaissances vivant dans la région, pourtant très divers d'aptitudes, de chances et de situations aient suivi une telle pente à deux ou trois exceptions de très grands succès près. Pourtant personne n'a démérité.

Plus tard, ce qui ne m'arrive plus guère, dés le passage à l'euro j'ai oublié les francs nouveaux périmés, à la seule exception du prix des appartements, j'ai effectué la conversion.

Ce petit café m'avait coûté 17 francs et 5 centimes de notre monnaie d'avant.

Il n'était pas mauvais, bien chaud, rien à redire. La tasse propre, le sucre fourni. Mais cependant pas même servi avec un speculoos ou un verre d'eau. Pour autant que j'ai pu constater, l'établissement ne proposait pas non plus le wi-fi, ni prestation particulière qui eût pu expliquer un surcoût. 

Si je veux pouvoir continuer à travailler en paix sans perte d'énergie ni de temps à autre chose consacrée, il va peut-être falloir que je songe à émigrer.


(1) Renseignements pris à la source par la suite, car l'idée d'une annulation m'inquiétait, il s'agissait d'une erreur dans le programme et la conférence-lecture avait eu lieu la veille. Le Paris en toutes lettres avait quelques ratés, sans doute peu évitables pour un début, mais quel dommage.


[photo : le ticket, juste pour montrer que c'est pas des blagues ni de la fiction]

billet esquissé le 08/06/09, mais fini et mis en ligne le 11/06/09

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