Alain Maximilien
Pourquoi mon blog n'est pas là pour que j'y raconte ma vie

Ma cosa è successo ?

Ne plus savoir où on (en) est

Hier dans la soirée, Salon du livre de Paris

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je gagne au loto de quoi acheter dix livres me trompe de station, retrouvant mes automatismes du temps où tu étais Hubert pose à Alain-Paul d'excellentes questions je sais que j'aimerai ce qu'il écrit me rappelle Yannick un vieil ami perdu son humour il donne son adresse au monde entier et son mail à moi (j'ai demandé, j'ai osé) d'habitude les auteurs manquent de chalands pour lui les livres sont absents leur nombre insuffisant j'en profite pour Chevillard et Rémy de Gourmont en passant entend Denis j'aime sa poésie.

Reste.

Puis, 

file écouter Claro et Laureli je repense à Baschung aux amis à ta volatilisation non ne pas et voilà Julien Heureuse de te voir il semble tout chose je crois à l'épuisement d'une fin de salon je sais combien c'est décalquant mais il s'agit de grave à peine m'a-t-il avec tact demandé si nous étions elle et moi amies que j'ai compris le sort brutal mais ne parviens pas à croire que c'était volontaire il est sous le choc je le deviens aussi comment ne pas penser je ne parviens qu'à éviter de dire les stupidités d'usage ou peut-être que j'en dis quand même failli avouer que sans Philippe B j'aurais qui sait il y a trois ans moi aussi bon sang mais que s'est-il passé j'attends néanmoins Emmanuel Carrère au stand d'à côté et j'y vais mais ce n'est pas comme si de rien n'était et toi à qui j'aurais soudain tant besoin de parler mais pour dire quoi que quelqu'un que j'appréciais quand je la croisais est morte comme j'avais failli étrange façon de renouer je ne veux te faire endosser aucune culpabilité l'enchaînement des circonstances était le premier responsable cependant ce soir j'éprouve celle du survivant pourquoi elle et pas moi je voudrais pour Julien trouver les mots réconfortants mais voilà Emmanuel installé et ce qu'il dit qui fait sens mais c'est la mort aussi comment on peut faire face justement comment Jack Lang passe en catimini difficile de faire discret il ne me marche pas sur les pieds de toutes façons j'écoute l'auteur et rien du reste et pose une question maladroite dans l'espoir qui fut satisfait que le journaliste enchaîne sur une autre qui me préoccupait mais que j'étais peu capable de poser avec ma peur d'être indiscrète le livre que j'écrirais je te demanderai ton avis tu ne répondras sans doute pas seulement si tu dis non je respecterai vois-tu je ne t'en veux pas Bon sang mais Ilaria, pourquoi j'aimerais en cet instant parler à un ami mais il habite trop loin s'il était à Paris je lui téléphonerai je peux passer si tu as un peu de temps et on tenterait de se consoler de toute cette dureté je lui dirai j'ai écouté Denis il parlait bien tu sais mais c'est fini Emmanuel C. en face j'obtiens un badge de princesse de nos jours les princesses servent à militer n'empêche à Philippe B je dois une fière chandelle ne pas oublier Romain je l'ai croisé avant hier sans pouvoir le retrouver et il est là escorté d'un Talisker ça ne se refuse pas on disait un remontant ou un cordial j'ai bien besoin de ça Jean-Hugues Oppel apprécie qui passait par là Thierry Crifo aussi et Pouy survient qui dédicace l'un montre un vestige de voiture l'autre parle d'un parpaing ou plutôt d'un bloc (de ciment tombé sur lui "comme dans un Tex Avery") ils ont survécu les bougres je suis admirative on évoque les séquelles mais juste à côté là c'est Norman Spinrad je bois un deuxième verre la vie devient comme un rêve si je fais un effort est-ce que Conan Doyle viendra Fred Raynal regarde la couv du bouquin légèrement étonné que je sache qui il est c'est un peu normal son père vient de passer Ilaria bon sang mais qu'est-ce qui s'est passé la vie est en même temps "sombre comme un cauchemar et belle comme un soleil" (Thierry a bien raison) je croise un ancien collègue qui me dit que je fais une drôle de tête il y a un peu de quoi il parle de choses qui me semblent venir d'une vie qui m'était étrangère plus que jamais je m'en sens sauvée comment peuvent-ils supporter de rester j'avais dit aux amis marseillais que je passerai mais voilà Emmanuelle qui reçoit un prix je ne la savais pas à Paris Hippolyte est là après tout pourquoi pas et ce lien certes (très ?) indirect avec toi je prends des photos puisque je suis là (pour ça ?) c'est un instant de grâce quand un prix est mérité j'imagine qu'arrivant de chez elle et d'une journée de cours l'amie qui écrit a plus que moi la sensation de dé-réalité je n'en oublie pas François mais quand plus tard je passerai il ne sera plus là et ça sera trop tard pour passer au Passage (pardon Gilda) Ilaria bon sang mais que s'est-il passé si elle pouvait nous dire que ça n'a rien à voir avec la mafia l'idée absurde m'effleure de lui téléphoner est-ce qu'un téléfonino ça peut capter une fois dans l'au-delà ce n'est pas la peine de me croire guérie tant que dans ces moments où l'on ne sait plus où l'on est c'est vers toi que vont mes pensées l'instant de grâce du prix remis un bonheur à partager ne pas s'enliser dans le sombre Dominique est avec Viviane l'espoir d'un instant de normalité qui me sauve et advient je partage le bon tais le tragique le dépose entre déni et incrédulité hélas qui m'a parlé est fiable et de lui je ne doute pas l'un m'a demandé des conseils en whiskies l'autre en lectures je parle de ce que j'aime c'est un havre des gens celle qui veut payer celle qui cherche de la Chick Litt égarée et l'homme qui ne s'intéresse qu'à Fred ici tout le monde semble habitué s'il la connaissait vraiment il saurait entre deux on parle de livres une fois de plus ils sont les bouées pour ne pas sombrer pourquoi la mort ne fait-elle grève jamais sagesse de partir en même temps que Dominique j'écrirais à ceux que je n'aurais pas retrouvés ce soir la réalité une fiction trop extrême j'ai eu peur d'à nouveau dévisser j'intercepte un taxi nous étions heureuses de nous être retrouvées 8 + 13 je me souviens de Balard en ta compagnie c'était si naturel pourquoi es-tu partie il faut qu'on se retrouve avant qu'il ne soit trop tard si seulement l'alcool m'étourdissait mais il n'a sur moi que peu d'effets une jeune femme si pleine de vitalité ce n'est pas possible pas possible se concentrer sur la lecture à Miromesnil je manque de descendre changer alors que je suis déjà sur la ligne 13 le reste sans encombre à peine arrivée chez moi me jeter sur les moteurs (de recherche) et la confirmation hélas j'envoie un mail à une amie commune il faut bien que quelqu'un se charge de prévenir je suis maladroite mais au moins le choc moins brutal que s'il venait d'ailleurs ne pas s'endormir avant l'amour certains gestes qui sauvent tenir la camarde à distance par ceux ancestraux des vies préludées ne pas répondre avant le sommeil au chaleureux et bon message du matin même ce serait trop tourmenté, puisse l'ami me pardonner. Elle fut pour lui l'ultime pensée avant victoire des rêves.  

[photo : in situ à peine avant]


 

 

  


En mémoire d'Ilaria La Commare (article de Babelblogs Coffeefactory où elle fut rédactrice de la version italienne de cafebabel.com)

vidéo proposée sur YouTube par Salvo Manzone à l'occasion le 23 mai 2008 de la venue de Coline Serreau à La Libreria. Merci à lui qui rend cet hommage possible.

Per Ilaria article de Francesco Piccinini sur Agoravox

Ciao Ilaria da Italiani Pocket

Ilaria La Commare poésie en mouvement

liens réactualisés le 02/02/13

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