Maternelle naïveté
Le fou monétaire international

L'art trop développé du copier-coller

Dernières nouvelles (ajouté le 19/02/09 8h25) : le billet de Blandine Longre a produit son effet, elle a obtenu réponse, excuses et promesse de rectification de la part des éditions 10/18. Voilà qui est rassurant. J'avoue que ça m'étonnait d'une telle maison, et l'abus et le silence.

Tous les détails dans son propre post à ce sujet 

J'en profite pour signaler le billet d'humeur de Pascale Arguedas (mentionné en commentaires mais sans doute plus visible comme ça) au sujet des emprunts sauvages effectués sur des contenus proposés sur l'internet ce qui ne veut pas dire qu'ils soient libres de droit et réutilisables à merci.

addenda du 20/02/09 : et pour les courageux que le droit ne rebute pas (mais rassurez-vous il explique fort bien, c'est juste qu'en tant qu'être humain au moins autant affective que cérébrale j'ai parfois du mal avec la logique particulière ou le vocabulaire de la chose juridique), un billet tout frais cueilli de maître Eolas sur le sujet des droits d'auteurs dont j'apprécie beaucoup la conclusion - mais je l'aurais mis en ligne de toutes façons car il est très éclairant -.




Entre leur collection "Domaine étranger" et "Grands détectives", je dois aux éditions 10/18 de grands bonheurs de lecture.

On n'est hélas jamais tant déçus que par ceux qu'on a pu aimer : voilà qu'un quatrième de couverture celui de "Doppler" d'Erlend Loe n'est qu'un copier-coller compressé d'une chronique sur ce même livre paru il y a trois ans sur Sitartmag et écrit par Blandine Longre. Ironie du sort, il a été remis en ligne récemment, pour saluer la parution alors prochaine du poche, sans savoir que celui-ci à sa façon consacrerait la qualité du billet.

Blandine le prend avec humour, lisez son billet, Plagiaires anonymes,
mais moi qui ai tant de peine à trouver le temps et l'énergie de chroniquer tous les livres lus et que j'ai aimés, car c'est un vrai travail même si tout à l'idée de partager, on l'offre sur l'internet à la lecture bien volontiers, j'éprouve de la colère quant à un usage commercial, abusif et détourné de son texte initial.

Pourtant, victime récurrente et ravie de l'effet Zahir, pratiquant souvent à mon insu le plagiat par anticipation et sans état d'âmes le don de phrases et d'expressions aux copains, à qui j'en emprunte parfois en retour, témoin à plusieurs reprises de stupéfactions croisées (1), je n'ai rien contre la libre circulation des mots et des idées, mais contre l'exploitation sans vergogne d'un travail avéré, si.

J'espère pouvoir vous communiquer bientôt une suite favorable à la requête de l'amie soudain promue éditrice fantôme, pour l'instant à ma connaissance laissée sans réponse.


(1) dont la plus récente au sujet du nom d'un personnage dans un livre que j'ai aimé et qu'un commentateur compétent a pris pour un hommage à un autre alors que son auteur ignorait tout de cette concordance.

complément au 18/02/09 : à ce sujet un article de Grégoire Leménager sur bibliobs.com

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