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Tentative d'épuisement d'un épuisement profond

Ces jours derniers, par ici

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Même si l'absence de grand froid m'accorde comme une trêve, le souci ces temps-ci est un sommeil à n'en plus finir : une heure d'éveil quelle que soit son activité en réclame pour compenser deux de profond endormissement.
Pas moyen de lutter.

Pas moyen non plus de mener une vie normale.

Impossible d'écrire, seuls les engagements professionnels ou amicaux sont (pour l'instant) (encore) honorés. Je ne suis plus qu'un ustensile obsolète aux batteries qui ne se chargent plus.

Pourtant jusqu'à ce qu'on s'acharne à nouveau, heureusement dans un domaine où mes illusions depuis immense lurette ont été bousillées, j'étais plutôt moins triste. Un message m'avait redonné une (micro) part d'espoir, les amis m'ont offert de bons moments ou mots réconfortants, la vie à nouveau ne me mesure plus sa magie.


La moindre plainte serait mal venue. Mais voilà il faut dormir. Et on est censé, adultes, faire un peu d'autres choses.


En ce moment, c'est au-dessus de moi.



[photo : hier matin, de retour d'un rendez-vous - on a ceux qu'on peut -]

PS : Pardon pour tous les retards de réponse aux messages. Je les déplore d'autant plus que précisément en ces temps défaillants, ils sont plus utiles que jamais.


Récidive

Voilà que grâce à Goon ou Thomas (qui avait eu l'idée du lieu pour ce VRB ?) j'ai encore joué aux découvreuses de talents confirmés :

Kerry Tracey

Vrai billet j'espère par après (je dois dormir de toute urgence), mais je leur suis très reconnaissante d'un plaisir que j'avais cru à jamais perdu : celui de ne s'attendre à rien de particulier (d'autant que j'étais venue sans l'idée d'un concert) et de rester scotchée et de se dire voilà quelqu'un dont le travail mérite le détour (et sera tôt ou tard récompensé). Et ce bonheur pour moi un des plus fort qu'il s'agisse de musique ou de littérature d'avoir découvert une voix que je ne connaissais pas et qui ne ressemble à rien d'autre d'avant même si elle rappelle quelques-un(e)s des plus grands.

A regretter de n'être pas productrice ou quelque chose du genre.


Maison mouillée (les conséquences)

Ces deux jours derniers, dans la cuisine et alentours

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Une inondation n'est pas sans points communs avec un incendie : on y perd des choses, et puis surtout on ne s'en rend parfois compte qu'un moment après ...

Au jour où les eaux pour la première fois avaient intempestivement monté, une des premières choses que Stéphanot avait faite et qu'en rentrant j'avais poursuivie, fut d'attraper ce qui était posé à terre (dont près de la table un porte document avec des carnets, un sac plastifié contenant un manuscrit qu'on m'avait confié et qu'après lecture je m'apprêtais à rendre, quelques sacs de librairies avec des livres, d'autres avec des documents imprimés ...) et le stocker plus loin.

Après un week-end hors la ville et deux jours fort chargés, ce n'est qu'hier et ce matin que j'ai pu un peu, entre deux étendues de sommeil (1), commencer à ranger les affaires exilées.

Les sacs en plastique hélas, et contrairement à ce que leur apparence tend à nous faire gober, ne sont pas étanches à peu d'exception près (2). Me voilà donc à constater que des livres sont devenus souples et ondulés, quelques dossiers ou chemises cartonnées irrécupérables, qu'une carte de voeux en néerlandais et que je destinais à une personne précise et bien-aimée est désormais inutilisable - même séchée -, que le manuscrit au lieu d'être protégé par ce qui le contenait a baigné dans son jus (3) et est devenu tout mou, que mes carnets ont bien morflé et que la couverture d'un dictionnaire a fait effet d'éponge et qu'il est bien plus esquinté que je ne le croyais.

Rien d'illisible pour l'instant, au demeurant, juste du gondolé et certaines pages qui sont passées pâlotes. Seuls quelques post-its ont été effacés, je l'espère, ne portaient pas de numéros de tél ou d'adresses de personnes à rappeler.  

Aurais-je une fois de plus eu de la chance dans un (petit) malheur ?



Il faudrait que j'y puise la force de vite enregistrer certaines notes qui ont été sauvées et enfin avancer dans certains chantiers que la fatigue m'a fait négliger.



[photo : un des dossiers noyés - ce qu'il en est resté -]

(1) Je suis entrée bien malgré moi en grande hibernation. Je dors énormément, y laisse mes heures de bonnes activités, et n'en ressors pour autant pas spécialement reposée. C'est plutôt comme de reprendre connaissance après un malaise. Et profondément triste car ne reste de ma vie que les temps contraints, les corvées, les obligations incontournables et (heureusement) quelques bribes de vie sociale, mais bien trop pas assez.

Essayé tous les produits dopants disponibles des plus naturels (en théorie) jusqu'aux plus chimiques. Rien n'y fait.

(2) Je tiens à signaler au passage que les sacs fn*c dont je faisais souvent fort long usage avant de les jeter, ne sont plus ce qu'ils étaient. J'ose espérer que c'est pour la bonne cause d'une meilleure bio-dégradabilité.

(3) Petit mystère de la thermodynamique ou plutôt de la mécanique des fluides : l'eau a su fort bien entrer dans le sac, mais ne s'en est pas (vraiment) évacuée.

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Le sens du suspens

Ce matin au courrier


C'était à la veille de mon anniversaire, un mois et trois jours en amont d'ici. La chambre de service où loge ma fille a été cambriolée, la serrure grossièrement forcée, et son violon volé.

Dans les jours qui ont suivi, nous avons fait les démarches nécessaires auprès des polices, la judiciaire et celle d'assurance. Concernant cette dernière, c'était moins simple que la logique ne l'aurait voulu : par suite de rachats successifs et, je le confesse, de mon peu de passion pour le sujet, je ne savais même plus à qui je devais m'adresser.

J'ai trouvé et au téléphone on m'a fort civilement indiqué d'envoyer déclaration de police et facture du serrurier. Ce que j'ai fait dés que ces documents furent en ma possession.

Un premier courrier m'était parvenu en retour assez rapidement ... pour signaler que le cabinet xxxx était en train de déménager et indiquer toute la collection des nouvelles coordonnées.

Autant j'ai été stable quant à ma résidence, car ses lieux qui correspondent à "C'est là" me vont profondément (1), autant j'ai connu dans ma vie professionnelles de multiples déménagements aux causes parfois mystérieuses ou dramatique (une fois). Je sais donc la peine qu'on a les premiers jours à assurer le courant tout en épongeant le surcroît et la fatigue d'une adaptation à de nouveaux locaux.

J'avais donc décidé de ne pas encombrer, me montrer patiente, ne rappeler qu'une dizaine de jours après.

Un second courrier m'est parvenu avant ce délai.

Il nous communiquait notre nouveau numéro de contrat puisque n'ayant jusque-là subi aucun sinistre, nous étions restés sous la référence de l'ancien courtier.

Plog.

Voilà qu'aujourd'hui, soit quatre à cinq jours plus tard et alors que j'avais prévu de les recontacter, je reçois une troisième missive ... accusant réception de la déclaration de sinistre et nous annonçant sous plis séparé un remboursement de la facture du serrurier.

A Pâques ou à la Trinité ?

Une fois de plus il va falloir dépenser temps et énergie pour se battre afin de recouvrer ce qui nous était dû. Avec ce sentiment que désormais c'est l'option systématique que les entreprises auxquelles on a affaire comme consommateurs et clients choisissent : comptant sur la lassitude, le manque de temps ou la pure négligence de qui a besoin de leur service et réalisant ainsi ce qui passe pour de substantielles économies et le sont de toutes façons en terme de trésorerie (2). On en arrive ainsi à un système où celui qui est récompensé est celui qui n'effectue pas correctement le travail promis ou la prestation. La concurrence n'offrant qu'un faux-semblant de choix.

Entre moi et ce monde, quelque chose ne va pas.


(1) On ne peut jamais savoir quels bouleversements la vie nous réserve mais il est évident que si je dois le faire un jour, je ne les quitterai pas sans regrets, même pour un palais. 

(2) Au point qu'en l'occurrence les agios induites pour cette grosse dépense imprévue sont pour notre pomme et encore ne nous plaignons pas : nous avons pu y faire face.


Luxe, calme et ...

 Ces deux derniers jours, à Lille

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Passer en une heure de TGV d'un appartement vieux à la cuisine impraticable au luxe égoïste d'un 5 étoiles est une expérience étrange. Quand on commence enfin à ne pas se sentir trop téléportés, il est temps de rentrer.

Il fait si froid, j'empile 5 pulls, un chaud chapeau d'opéra ainsi que deux capuches, deux paires de chaussettes et tout à l'avenant. Moyennant quoi je parviens à arpenter la ville sans défaillir ni grelotter. Mais en rentrant au chaud je m'effondre, épuisée et comme exsangue dans un sens littéral : les basses températures sont mes mortels vampires. Toute l'énergie disponible passe dans une tentative de chauffage du corps, plus rien pour le cerveau, tout pour la simple survie. Comment ont fait mes ancêtres ?

Deux des malts étaient formidables. Les autres, j'ai (déjà) oublié.

La présentation est parfaite. Dommage que quelques-uns ne parlent pas anglais. On perd du temps et eux l'humour, que la traduction à la volée ne peut pas transmettre.

Il faudra se souvenir du Bistrot Lillois, ses fricadelles et son patois. Dire qu'il aura fallu un gros film pour rendre aux gens une fierté d'être de là.

Je me réjouis d'une réponse, d'un mot aussi sur facebook, comme un instant de solitude rompue. Comme ça fait du bien. Une soirée et une nuit, je vais mieux, jusqu'au fond de mes rêves.

Belles rencontres. Etrange situation que d'en savoir davantage que les organisateurs mêmes. Prise en flagrant délit de n'être pas simplement ce qu'ils croyaient, je me tais.

Pourtant pas tout à fait dupe : elle n'était pas pour moi, n'est-ce pas ?

Règle de prudence : ne jamais parler d'une activité qu'on aime et qu'on pratique à un collègue de bureau même des plus sympas. Il risquera en effet, s'il est est à son tour ravi, d'en parler à d'autres qu'on supporte avec peine ou qui vous ont nui par le passé. Dés lors vous verrez ces derniers rappliquer aux événements communs, polluant par leur présence ce qui détendait bien. Par dessus le marché les amis associatifs affligés par sa pesanteur : Mais c'est toi qui lui en a parlé ? Et dubitatifs (ce qui est rassurant) : mais lui, là, c'est un ami ? - Non, un subi. Et ici aussi.

Dans les rue une ambiance festive. Tout le monde fait-il semblant d'avoir encore un peu d'argent ?

J'achète de menus cadeaux pour les enfants. Pas moyen de mieux faire. Malheureusement.

L'image d'une bien-aimée dans un livre que j'ai feuilleté et comme si c'était déclencheur son texto peu après.
Pour vérification scientifique de cette jolie magie, j'aurais dû ouvrir, mais cette fois-ci exprès d'autres livres concernant d'autres personnes et voir si elles aussi se sentaient appelées.

Malgré la fatigue une grande légèreté.

Et une certitude calme. Les éléments épars vont enfin s'emboiter et 2009 sera une année en fusée. Il faudra s'accrocher mais plus rien ne m'effraie (1).

Finalement il fait beau mais nous devons partir.

Chargés. Heureux d'avoir pu reprendre notre souffle, le temps d'une brève escale. Heureux et (un peu) réparés.


(1) fors la souffrance physique des maux sans issue et la cruauté sans pitié des humains.

 


Version longue

C'était pour le petit journal, mais ça débordait

Evidemment l'inondation imparable a eu lieu quand nous étions tous à l'extérieur, sauf le fiston. Son sang-froid m'a tendu un piège : je n'ai pas perçu l'urgence de la situation. Il avait pourtant décrit l'ensemble avec précision. - Cette fois-ci ça a disjoncté, rappelle-t-il peu après, toujours aussi calme. A ce moment-là, quand même je me suis grouillée.

Se souvenir de cette capacité qu'il a pour le jour où il faudra l'aider à trouver un métier.
Nos circonstances de ces dernières années l'ont fait grandir bien vite, une part d'enfance escamotée.

PS : a sauvé en premier le sac de l'ordinateur (celui-ci étant hors d'eau) avec carnets de notes et versant papier de mes chantiers en cours - par déduction : ça doit être le plus important pour ton travail puisque tu l'emmènes quand on s'en va.


Et heureusement un seul vieux con

Ce matin, heure d'école

 


Aux mardi souvent, pressée pour cause d'usine, je croise sur mon itinéraire une arrivée d'école, enfants, parents, poussettes, qui tous aussi se hâtent.

Ma banlieue est populaire, tout ce petit monde, joyeux ou triste, rigolard ou bagarreur, sombre et silencieux (certaines mères), efficace (certains jeunes pères, certaines grandes soeurs amarinées à canaliser la fratrie), ou stressé (certaines autres mères) est vivant, varié, tous types de personnes, de vêtures, de couleurs confondues.

Il est vrai que par rapport à une rentrée d'école normande on voit moins de rouquins et relativement peu de blondinets (ou qu'ils parlent alors polonais).


Arrive face à moi un type remorqué par son chien, un toutou d'apparence bonasse mais cependant volontaire et  très déterminé quant à l'endroit précis où il doit pisser.
L'humain est de genre vieux pépère,  allure négligée, en dehors de toute temporalité. Le même modèle existait quand j'étais petite.

Celui d'aujourd'hui observant la cohorte scolaire à l'instant où Médor lui accorde sa pause, marmonne alors entre ses dents mais fort assez pour qu'on l'entende,  d'un ton dépréciatif  qui se veut  sans appel :

- Que des noirs et des arabes !

Je marchais trop vite, le temps d'entendre et j'étais à 5 pas. Failli faire demi-tour, hésitant entre :

- Vous n'avez pas compté les juifs. (mais je me suis dit aussitôt que ce genre de personne est rarement équipé du second degré)

ou

- Et un vieux con, un.

ou ne rien dire mais lui foutre mon poing dans la gueule, même si globalement je suis pour la paix. Je l'aurais sans doute fait s'il s'était agi d'une femme mais je n'aime pas prendre les hommes en traitre (à moins qu'ils ne soient assaillants), qui ne s'attendent pas surtout s'ils sont d'apparence solide à ce qu'une femme réponde par la violence à leur crasse imbécilité (1).

Le chien sentant le danger, a entraîné son maître plus loin et lâchement j'ai pensé que ma journée d'usine risquait de dégénérer si je m'y présentais avec retard. Que son racisme ne méritait pas les ennuis qui en résulteraient.

Tant que des pauvres types aux vies plus pâles que leur peau n'auront d'autre fierté résiduelle que la couleur de celle-ci, ce monde sera bien gris et désespérant et mal parti.

Je sais hélas qu'on peut peu lutter. Les convictions qu'ils ont  échappent aux arguments,  au bon sens comme à la raison. Du temps de Wytejczk, cependant, j'aurais réagi. Je n'aime pas la personne tiède et fataliste que je suis devenue (2).


(1) Je ne veux surtout pas dire que tous le sont, mais certains, parfois. Modèle souvent assorti à celui du Gros Malin dont parlait récemment Philippe Didion dans ses notules.

(2) depuis qu'il a disparu.



Autruches

aujourd'hui, non loin de Fontainebleau

Le wi-fi des champs étant indéniablement plus lent que le wi-fi des villes, photo et billet ultérieurement.

Comme un pense-bête, en somme.

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J'aurais tant aimé te l'écrire, directement adressé et que tu le lises, même sans nécessairement prendre le temps de répondre. Tu serais sans doute en partance. Je le sens comme ça. 

Mais ça t'aurait fait plaisir de me lire (je sais ce n'est plus le cas, voilà pourquoi j'écris ici et non pas chez toi).

Pour le ciné-club tu es au courant. J'avais même proposé à ton homme une intervention, il y a un paquet d'années de cela. La technicité de son métier aurait intéressé les passionnés que nous sommes. Ç'aurait de plus été l'occasion de passer tous ensemble un week-end formidable. Ton plus jeune fils et le mien se seraient bien marrés. Nous leur savons des points communs.

Ça ne s'était pas fait. C'est à présent doublement inenvisageable. Tu as disparu et le ciné-club ne va pas tarder à en faire autant.

Pour le reste, je ne crois pas t'avoir déjà parlé de Montmachoux. Je suis sensible au magnétisme des lieux comme à celui des gens. Aux dimensions cachées derrières les apparences de notre bon vieux 3D + instants t défilants toujours en sens unique. A tout ce qui voisine la quanticité.

Alors c'était comme ça, depuis 22 ans que je connais le coin sous prétexte de ciné qui sert de prétexte à de jolies balades, le village voisin but parfait de nos promenades.

Jadis j'y entraînais facilement mes amis : des vélos étaient en libre-service sur notre lieu de villégiature et Montmachoux à 5 km pour une balade à bicyclette, offrait une distance parfaite. Il y eu ensuite le temps des bébés : difficile en poussettes de pousser jusque-là.

Les vélos disparurent au gré des réorganisations successives.

Il fallut aller à pied. Ce fut fait souvent seule. Parfois en embarquant sauvagement qui aurait souhaité moins longtemps cheminer.

Une fois sous la pluie en pensant à Florence Aubenas et son compagnon d'infortune (mars 2005). Une fois en connaissant le bonheur de voir enfin l'église ouverte.P6020087 

(juin 2007).

C'était pour une noce. Entre la sortie de celle-ci et la fermeture des lieux, brièvement je m'étais glissée, navrée de n'être pas capable de la moindre prière (ou plutôt : de la moindre croyance en la moindre prière puisque je connais par coeur quoiqu'en néerlandais le Notre Père des catholiques).

Rare fois de ma vie, avec celles des morts où j'en eus le regret. Au petit miracle de cet accès enfin offert, comme une récompense à tant de pélerinages, aurait peut-être répondu celui de ta réapparition.

J'étais attirée par ce gros bourg étrange, comme vide d'habitants (se réfugiaient-ils chez eux à notre approche ?) et totalement dépourvu de commerce (pas même la traditionnelle épicerie-bar-tabac ; ni non plus de boulangerie ni trace qu'autrefois il y en eût), d'école active, de lieu de vie commune.

Non, seulement une mairie aux heures parcimonieuses. Des ânes, quelques chevaux et ... les fameuses autruches.

Alors once in a while, des touristes pour les voir. Et le chemin qu'on expliquait.

Ce ne fut que longtemps après mes premières visites, à ce village fantôme au demeurant si pimpant, après notre rencontre mais avant l'écriture, te l'avais-je avoué, que regardant par hasard un soir tard Arte, j'étais tombée sur un documentaire biographique concernant Patricia Highsmith, dont un des livres "People who knock on the door" m'a sauvée en 1983 du chagrin de premier amour, qu'une image avait appelé mon attention.

Montmachoux ?

Et la voix off qui annonçait qu'elle y avait habité.

Depuis je rends encore plus fidèlement visite aux autruches.

C'est que la Suisse est un peu loin.

[photo 1 : les autruches, samedi 6 décembre 2008 ; photo 2 : l'église, 2 juin 2007]

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