Un salon (qui m'aura semblé) si vide (cette année)
Ce décembre à franchir

Comme un rat qu'un chercheur ...

Grâce à Lignes de fuite, retrouvé ces images et ces mots qui m'avaient marqués mais dont j'avais oublié jusqu'à l'existence fors un certain ""vide plein de promesse et dont tu n'attends rien." :

C'est bien sûr ce cher Perec. Un de ceux dont je me demande parfois si j'aurais su survivre s'il n'existait pas. Je lui dois, certes indirectement mais de façon peu contestable, la plus grande part du bon de ma vie d'après. Elle n'en est pas dépourvue. J'ai ce grand privilège, cette chance et ce secours. C'est juste que je ne dispose plus des capteurs nécessaires pour la goûter pleinement, ni tenir ma juste place auprès de ses habitants. Ceux-là de ces mots, ce film bref, correspondent à quelques détails pratiques près (je ne fume pas en dehors des noces et banquets d'autrefois et je change mes vêtements un peu beaucoup plus souvent que le garçon dont il est question) à ce que j'aimerais savoir exprimer si l'on me demandait pourquoi je suis si peu capable de vivre sans amour, celui-là même qui fait que le coeur s'accélère quand on retrouve quelqu'un ou qu'on reçoit de ses nouvelles, celui qui fait que le vide n'en est pas un, celui qui donne un sens au quotidien. Peu capable d'un avenir, sans liens affectifs forts je ne sais que flotter. On m'a élevée non sans affection mais dans la mentalité d'un Surplus (1) . Et tout bêtement, ça m'est resté .


(1) Article de Sitartmag sur "La Déclaration" de Gemma Malley (dont le deuxième roman "La résistance" vient d'être publié en français)

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