Pour le cas où j'oublierais
Partielle amnésie

Où étais-je donc pendant tout ce temps ?

peu importe quand mais en fait maintenant, dans ma cuisine qui ressemble à une vraie (on y prépare pour une fois le dîner)

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(suite du billet très vite si l'internet ne coupe pas)

Il y a eu un Tour de France, comme chaque année depuis que je suis née (et même bien avant mais j'aurais eu du mal à y assister), j'ignore je crois qui a gagné.

Il me semble pourtant avoir tenté de regarder quelques étapes de montagne. Je n'en suis même pas certaine. Le concours de la meilleure pharmacopée, cette année ne m'intéressait pas.

Ne me reste qu'une seule image, la victoire de Sylvain Chavanel, un vendredi je crois (mais où) et les mots qu'à peine après il a prononcés et qui m'ont laissée émue.

Il en resterait donc qui croient en l'amitié et pour qui ça compterait ?


Il y a eu (il y a encore) une guerre pas si loin de nous. Je ne parle pas de l'Afghanistan dont on semble découvrir soudain qu'elle perdure, sur ce coup-là depuis quelques années, ça tombe que je suivais (1).
Je parle de la Géorgie et de l'Ossétie dont je n'ai rien su, mais rien, du début : j'étais dans une région cette année assez déserte, avec peu d'internet et n'y lisant donc pas d'informations mais uniquement ce qui requérait réponse, accaparée par quelques projets et un chagrin (2), je n'ai pas lu la presse locale dont d'habitude je suis friande (et qui comporte toujours une part "France" et une autre "International"), nous n'avons pour une fois croisés ni cousins ni amis, et la radio, là-bas n'est pas facile à écouter. Bref, ce n'est qu'après le premier cessez-le-feu que j'en ai découvert la cause.

Des Jeux Olympiques viennent de s'achever. Je n'irai pas jusqu'à dire que je l'ignorai. Mais vivant quasiment sans télé, et peu désireuse cette année de m'impliquer, même si je trouvais illusoire pour une simple spectatrice potentielle de boycotter, je l'ai en fait fait sans vraiment le rechercher.

Vaguement vu deux épreuves de natations, car quelqu'un que j'ai côtoyé y était concerné (3), l'autre jour après un cours de danse quelques images d'un résumé sur la télé inévitable du hall d'accueil et d'entrée. Supputé injustement qu'au vu de certains résultats que j'ai appris sans les suivre, les flocons d'avoine des nageurs avaient dû être livrés aux chevaux cette année (et vice-versa). Et découvert tout à l'heure en voyant que l'Homme regardait une cérémonie de clôture à la télé, que si j'avais voulu suivre quelque chose, c'était trop tard désormais.

J'ai certes suivi dimanche dernier une épreuve sportive presque de bout en bout ... mais c'était du hurling dans un pub irlandais (4). A regarder, j'ai quand même duré quelques minutes à me dire que finalement les J.O. ça pouvait être sympa, tous ces petits sports ludiques qu'habituellement on ne voit pas, avant qu'on m'explique qu'il ne s'agissait pas de ça.

Comme l'an passé j'aborde la fin d'août, le retour "à l'usine" et la période de la rentrée avec l'impression très nette qu'il n'y a pas eu d'été, ou qu'il aura duré pour moi du 29 juin au 11 juillet . Mais qu'il n'y fit pas chaud, pas assez trop.

Je me demande donc un peu où j'ai passé cette saison qui s'achève, dans quel étrange pays, dans quel monde parallèle et si je suis finalement vraiment là (ou pas ?).

 

(1) Grâce entre autre à Florence Aubenas dont j'espère que les réponses sur le forum du Nouvel Obs resteront un moment en ligne. Son article d'il y a plusieurs années sur la vie de pierre des Azaras ne fut pas pour rien dans mon engagement d'il y a trois ans.

(2) dont j'aurais mis seulement deux ans et demi à ne pas me remettre.

(3) et qui nageait plus vite sans palmes ni se presser que moi avec et essayant de ne pas traîner.

(4) A Paris hélas (et pas sur place).

[photo : Clichy la Garenne, tout près de la piscine]

 

Cela dit, j'ai pas rien fait, j'ai (entre autre) repris ma part des Ricochets
(dans la série mieux vaut tard que jamais)

3 : 1966/1967 Et déjà la télé et déjà une ombre de "faux souvenirs" reconstitués

4 : 1967/1968 Déménagement, scolarité, hypermarché et bouteilles consignées


Au sujet de Tony Duvert dont je pense n'avoir rien lu  (5), je délègue la parole à Matoo qui dit presque au mot près ce que je ressens face à une mort qui me semble triste (comment peut-on être si seul qu'on ne manque à personne un mois entier durant ?).

addenda de 20 h 23 : son blog semblant en rade, deux billets excellents (qu'il référençait d'ailleurs, d'où l'intérêt de déléguer) :

chez Samantdi
chez Pierre Assouline

(5) Je suis en effet à ces âges canoniques où une lecture d'adolescence et dieu seul ou son absence sait combien adolescente je lisais a facilement 30 ans d'âge. Alors pour certains cas, comment se rappeler ?

 

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