De Louis la maison
Information publique

Plaisanterie privée

hier, cuisine, ici

Pict0007

J'écoute sur mon ordinateur une émission de France Cul tout en téléchargeant des photos en vue d'un article touristique, .
Jusque-là tout va bien aurait-on dit dans le film.

Pour une raison que j'ignore, la connexion soudain flanche et je n'entends plus l'émission qu'en pointillés.

Les propos sont passionnants, enfin pour une dingue de livres dans mon genre, mais après tout, il y a bien des fous de la boursicotation, je ne vois pas pourquoi une addiction serait méprisable et l'autre pas. Je me précipite donc sans plus bidouiller vers la vieille radio poussiéreuse qui voisine dans ma cuisine la cafetière filtres qu'on nous offrit jadis (1) mais que la machine à expresso et son grille-pain assorti détrôna.

La station rapidement syntonisée, je reprends ma place studieuse, à surveiller le transfert de mes photos comme le lait sur le feu. Etant donné les aléas connectiques soudain, cette attention est nécessaire.

Survient Stéphanot, venu attraper dans notre frigo familial à boire ou à manger. La porte étant à l'opposé de l'appareil électro-ménager, il traverse donc la pièce. Pour s'arrêter en plein élan :

- La radio ? s'étonne-t-il (2), Tu écoutes la radio ?

Et puis percevant que ça parlait de livres et soudain tout joyeux :

- Marc est revenu ?

Je réponds, d'un ton volontairement comme-si-de-rien-n'était (la coïncidence est trop belle) :

- Non, pas lui, mais c'est son éditeur.

Il a pensé que je blaguais.


(1) un des plus sympathique cadeau de mariage que nous ayons reçu, et qui faisait suite à une conversation coquine sur l'influence de la consommation de café sur les capacités reproductrices. J'en rigole encore. Quand on est joyeux, il nous en faut peu (merci Zvezdo, j'ai ri moi aussi)

(2) Je fus longtemps une auditrice de France Inter, que je goûtais pour son absence de publicité et le bon rythme matinal pour nos jours d'écoles et d'usines, la scansion des interventions d'entre 6 et 8 heures rythmant parfaitement nos étapes de préparation. Et puis un sale matin d'un juillet passé, la chronique qu'on aimait a été supprimée sans tambour ni trompettes. Je n'ai plus été capable d'écouter cette radio (fors ponctuellement si un(e) ami(e) me signalait une intervention). Je crois que j'éprouvais un sentiment de trahison. Après une vaine tentative de France Culture, mais qui pour nos matins pressés est décidément trop molle, j'ai abandonné toute écoute radiophonique de petit-déjeuner. J'écoute KMS et c'est tellement mieux (3).

(3) sauf pour être avertie d'une grève intempestive sur notre ligne 13 ou Paris Satin Lazare.

[photo : in situ, poussière incluse]

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